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L’Église dans l’histoire — points de repère (2)

Par Rolpoup :: mardi 17 octobre 2006 à 10:41 :: KT Adultes

 

 





2)               26 octobre
Le christianisme et l’Empire

            
          

Le temps de la reconnaissance institutionnelle

 

Le christianisme oriental


La conversion de Constantin procura dès 313 à l'Église une place de choix dans la société, où l’on fut bientôt plus considéré en étant chrétien qu’en ne l’étant pas. Ce faisant, l’intégrité de la vie chrétienne s'en ressentit et plusieurs crurent nécessaire, pour préserver la plénitude des impératifs moraux du Christ, de se retirer du monde (et de l'Église implantée dans le monde, qui avait fini par sembler être du monde) pour suivre plus radicalement la discipline chrétienne, et mener une vie de moine chrétien. Après sa naissance dans le désert égyptien, où se retira l'ermite Antoine, le monachisme chrétien apparut comme substitut du martyre et attente de l'imminente fin des temps. Il s'étendit à de nombreuses régions de l'Empire pendant le IVe siècle et le Ve siècle. Des moines chrétiens s'adonnèrent à la prière, à l'ascétisme et au service non seulement dans les régions grecques et latines de l'Empire mais bien au-delà de ses frontières, notamment orientales, au cœur même de l'Asie. Ils constitueront, à l'époque byzantine puis à l'époque médiévale, la force dynamique la plus puissante et la seule apte à christianiser les non-croyants, à insuffler un renouveau dans le culte, dans la prédication et, malgré, parfois, leur anti-intellectualisme, dans la théologie et l'érudition. La plupart des chrétiens d'aujourd'hui doivent leur religion à l'activité des moines.


 

Byzance, « Nouvelle Rome ». Une des décisions significatives de l'empereur Constantin fut de déplacer, en 330, de Rome à Byzance le siège de l'empire à l'extrémité orientale de la Méditerranée. La nouvelle capitale, Constantinople (aujourd'hui Istanbul), était aussi le foyer intellectuel et religieux du christianisme oriental. En 391, avec l’empereur Théodose, le christianisme devient la seule religion officielle. Si le christianisme occidental devenait de plus en plus centralisé, formant une pyramide à la tête de laquelle siégeait l’évêque de Rome, Rome est pour l’Orient, un des cinq centres du monde chrétien, avec après elle Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. Les cinq dans cet ordre, constituent la « pentarchie », les cinq patriarcats de l’époque. L'empereur occupe à Constantinople une place prépondérante dans la vie de l'Église. C'est lui, par exemple, qui convoque et préside les grands conciles, organes suprêmes de décision ecclésiastique en matière de foi et de morale. Cette relation particulière entre l'Église et l'État, qualifiée souvent, pour simplifier, de césaro-papisme, favorisa le développement d'une culture chrétienne dans laquelle (comme l'atteste la basilique Sainte-Sophie érigée à Constantinople par l'empereur Justinien entre 532 et 538) les réalisations les plus remarquables témoignent du mariage florissant du christianisme avec l'Antiquité classique. Indépendamment de l’Empire romain, le christianisme s’est aussi développé fortement en Afrique (de l’Égypte et Alexandrie à l’Éthiopie) ; et en Asie (d’Antioche à l’Inde et à la Chine).


 

Conciles et Credo. — La clarification de la doctrine devint nécessaire lorsque le message chrétien suscita des interprétations jugées trop éloignées (dites hérésies) des fondements initiaux du christianisme. Les hérésies les plus importantes furent celles qui touchèrent à la personne du Christ. Certains théologiens, en regard de la sainteté de Jésus, affirmèrent que sa nature humaine était différente de celle des autres hommes ; d'autres en revanche, parant à toute atteinte à l’unicité de Dieu, soutinrent que sa nature n'est pas aussi divine que celle du Père.

En réponse à ces deux tendances, les premiers credo définirent la divinité de Jésus-Christ à la fois par rapport à la divinité du Père et à son humanité propre. Les premières formes des credo remontent avant la conversion de l’Empire. Les formulations définitives seront consacrées par une série de conciles à partir du IVe siècle, notamment le concile de Nicée en 325, où Athanase d’Alexandrie joua un rôle important, et le concile de Chalcédoine en 451, qui précisèrent les doctrines de la Trinité et des deux natures du Christ, et dont les décisions sont encore reconnues par la plupart des chrétiens de nos jours. Pour élaborer ces doctrines, le christianisme dut s'efforcer d'affiner sa pensée et son langage, créant par cette dynamique une théologie philosophique en grec et en latin, qui fut le système intellectuel dominant en Europe pendant plus de mille ans. Les sept conciles dits de l’Église indivise sont Nicée I (325 : consubstantialité du Père et du Fils ; Trinité), Constantinople I (381 : Trinité), Éphèse (431 : maternité divine de Marie / divinité de Jésus dès sa conception), Chalcédoine (451 : double nature du Christ), Constantinople II (553 : unique personnalité du Christ), Constantinople III (680-681 : double volonté du Christ), Nicée II (787 : légitimation des icônes).


 

Les icônes. Nicée II — 787 — illustre le fait que dans le pire des cas, cette culture consacra la soumission de l'Église au pouvoir impérial. La crise provoquée au VIIIe siècle au sujet de l'utilisation des images dans les Églises fut largement un conflit de pouvoir entre l'Église et l'Empire, les icônes du Christ et des saints concurrençant celles des empereurs. L'empereur Léon III interdit le culte des images (iconoclasme) et entra en conflit avec les moines, qui devinrent les farouches défenseurs des icônes. En condamnant l'iconoclasme, l'Église tentait de trouver ses marques au sein de l’Empire. L’Occident reste alors très réservé sur l’usage cultuel des icônes (condamné en 794 au Concile de Francfort).

Pour l'Église d'Orient, l’iconoclasme fut perçu comme la menaçant dans ce qui est pour elle essentiel : sa liturgie, dont l’icône est alors devenue un élément significatif. Le christianisme oriental est d'abord un culte, sur lequel se fonde un mode de vie. Le mot orthodoxie, d'origine grecque, ainsi que son équivalent d'origine slave pravoslavie, fait référence à la manière juste de rendre grâce à Dieu qui est en définitive inséparable de la façon juste de proclamer sa foi en Dieu et de vivre selon sa volonté. L'importance accordée à cette démarche dans la liturgie et la théologie orthodoxes se traduisit par ce que les observateurs occidentaux qualifièrent d'aspiration mystique, rehaussée par le puissant courant néoplatonicien. La tradition orientale, bien que souvent hostile à ces courants de pensée philosophiques, fonda néanmoins sa pratique sur les écrits des Pères de l'Église et des théologiens tels que Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze, appelés « les Pères cappadociens » (IVe-Ve s.), représentants d'un hellénisme chrétien dans lequel sont à l'œuvre les éléments soulignés par les orthodoxes dans leur démarche.


 

Les slaves. Au IXe siècle, commence l'évangélisation des Slaves. Elle sera à l’origine d’un des différends opposant Constantinople à Rome : si la grande majorité des peuples slaves resteront unis à l'Église d'Orient à l’origine de leur évangélisation, plusieurs d’entre eux — les Polonais, les Moraves, les Tchèques, les Slovaques, les Croates et les Slovènes — finiront par se rattacher à l'Église d'Occident. Plus à l’Est de l’Europe, l’orthodoxie slave, à partir de ses premières fondations à Kiev, en Ukraine, gagna la Russie où les caractéristiques du christianisme oriental prirent rapidement racine. Le tsar de Moscou emprunta au césaro-papisme byzantin pour consolider son pouvoir autocratique. Le monachisme russe adopta les pratiques de dévotion et d'ascèse des monastères grecs du mont Athos. En vertu de l'importance accordée dans l'orthodoxie à l'autonomie culturelle et nationale, le christianisme slave posséda, dès le début, une langue liturgique propre (encore appelée aujourd'hui vieux slave ou slavon), et adapta à ses besoins les formes artistiques et architecturales importées des centres de l'orthodoxie dans les territoires de langue grecque. L'Église d'Orient comprend aussi certains Slaves des Balkans — les Serbes, les Monténégrins, les Macédoniens ; les Bulgares, les Bosniaques, les Albanais, descendants des anciens Illyriens ; et les Roumains, peuple roman. Durant les longs siècles de domination ottomane dans les Balkans, certaines de ces populations chrétiennes rallièrent l'islam, comme par exemple chez les Bosniaques, les Bulgares ou les Albanais.


 

Les traits caractéristiques du christianisme oriental — l'absence d'autorité centralisée, l'étroite relation à l'Empire, la tradition mystique et liturgique, la continuité avec la langue et la culture grecques, puis l'isolement imposé par l'expansion musulmane — contribuèrent aussi à en éloigner l'Occident, ce qui aboutit finalement au schisme entre les Églises d'Orient et d'Occident. Le schisme remonte concrètement à 1054, date à laquelle Rome et Constantinople s'excommunièrent mutuellement ; il faut ajouter à cette date celle de 1204, qui vit la destruction de Constantinople par les armées des croisés en route pour délivrer Jérusalem des mains des musulmans. Accentuée par cet événement, la rupture entre les Églises d'Orient et d'Occident se perpétua jusqu'à nos jours, malgré les nombreuses tentatives entreprises pour les réconcilier.

Déjà aux VIIe et VIIIe siècles, trois des quatre centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche, Jérusalem) étaient tombés aux mains des tenants la religion alors nouvelle qu'était l'islam. Seule Constantinople échappa alors à la conquête des musulmans. Assiégée à plusieurs reprises, elle fut prise par les Turcs en 1453. L'affrontement avec les musulmans ne fut pas seulement d'ordre militaire. Les deux religions s’influenceront réciproquement aux plans spirituel, philosophique, scientifique et aussi théologique. À l’occasion de leur conflit, émergera en Occident, avec Charles Martel arrêtant l’avancée musulmane, la famille carolingienne…




 

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