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L’Église dans l’histoire — points de repère (9)

Par Rolpoup :: mercredi 20 juin 2007 à 22:31 :: KT Adultes



 





9)               21 juin
          Un espace mondialisé




Pour cette dernière séance d’une année qui a consisté en un parcours et une réflexion sur l’Église dans l’histoire, on s’arrêtera sur l’état apparent de notre christianisme actuellement mondialisé. On tentera une réflexion sur deux pôles de cette religion — d’abord orientale — telle qu’elle s’est récemment mondialisée :
1) — le pôle dont est « issu » ce christianisme contemporain mondialisé, à savoir l’Occident — jusqu’à peu expansionniste et missionnaire ;
2) — le pôle de son débouché, le reste du monde — les « ex-colonies ».

Nous voilà, du moins en Europe, sous un ciel apparemment bouché, mais qui semble bien s’être ouvert ailleurs ; et qui est à même, peut-être, de s’ouvrir pour tous, y compris l’Europe, par le fait de notre espace commun désormais mondialisé.

*


Tout d’abord, ce que nombre de nos contemporains européens reçoivent comme un « constat », que l’on commentera sur la base du développement suivant :

Lorsque le philosophe Nietzsche, fils de pasteur, prend acte de ce qu’il nous invite à percevoir comme les conséquences tragiques, au cœur de l’Europe de la fin du XIXe siècle, d’une histoire sans débouché, cela prend pour lui la forme d’un acte de décès : « Dieu est mort » !

Par cela, et par la façon d’annoncer ledit décès (c’est un « fou » qui, dans le « Gai savoir » — livre III, § 125 —, se charge de l’annonce : « nous l’avons tous tué »), Nietzsche entendait sauver les « meurtriers », les sauver du désespoir, du « nihilisme », cet attrait du néant qu’implique la perte de ce qui, à force d’affadissement, est devenu, en guise de Dieu, une idole suprême…

Mais un acte de décès, aussi fracassante en soit l’annonce, a-t-il jamais sauvé quiconque de ses conséquences ? Nous voilà alors avec des reliquats d’idoles… Et les pires, faut-il sans doute ajouter — idoles constituées des restes composites d’un cadavre : façon de créature de Frankenstein. Bref : avoir « brisé ses idoles pour sacrifier à leur débris », comme le dit Cioran. C’est l’état religieux de l’Europe, aux yeux de beaucoup…

Où l’on doit peut-être en venir à ce constat bien connu : c’est, au fond, de l’acte de décès des héritiers-meurtriers dont il s’agit, via leur clochardisation d’orphelins désormais sans même un « RMI » religieux. Et non pas tant « mort de l’homme », comme on l’a dit — peut-être en confondant, par un certain ethnocentrisme européen, « homme » avec « occidental » —, que mort de la civilisation de Nietzsche, la nôtre.

On (Dieu — et les humains) semble se porter bien mieux ailleurs que chez nous… Enfin…, tout au moins jusqu’à inoculation de notre revendication de « maîtrise et possession » cartésienne de la nature dont Nietzsche constatait les effets. Restons quand même optimistes : « vivre, c'est perdre du terrain » (Cioran encore).

Impasse européenne, éventuellement contagieuse — mais peut-être pas forcément. Qu’elle puisse ne pas l’être est peut-être notre seul espoir…

*


Ainsi, dans un second temps, on s’interrogera sur la vivacité du christianisme ailleurs, où il est porteur de problématiques tout autres !

À titre d’exemple (il y en aurait d’autres) d’une alternative possible,

un livre (parmi d’autres) qui porte nombre de remises en question radicales, et sans doute nécessaires, au profit d’une humanité appelée à un salut de tout l’être, un salut au-delà des frontières artificielles que nous lui avons imposées :
Pierre Ndoumaï, On ne naît pas Noir, on le devient. Les métamorphoses d’une idéologie raciste et esclavagiste, L’Harmattan, 2007.

On sait qu’un travail important a déjà été accompli par nombre d’exégètes chrétiens et juifs sur le Nouveau Testament pour le débarrasser des lectures anti-juives qui en ont été faites — et qui ont cautionné l’idéologie nihiliste et ses débouchés dans une Europe du XXe siècle, fascinée par la mort.

Pierre Ndoumaï, chrétien lui-même
(et enseignant l'hébreu biblique et les religions non chrétiennes à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui), offre ici un travail du même ordre, sur la Bible en général, pour la débarrasser en l’occurrence des lectures anti-«noires».

Pierre Ndoumaï s'attache, entre autres, à montrer l'absence de fondement dans la Bible des théories racistes qui ont prétendu s'en « autoriser » avec pour effet d'ancrer les « noirs » dans la « malédiction » supposée ! de Cham, fils de Noé. Préjugés qui ont été
reçus aussi par l’islam.
(Ndoumaï aurait pu aller encore plus loin. Ainsi, il n’a pas corrigé l’erreur classique sur le Cantique du Cantique — «Je suis noire "mais" belle» là où le texte dit précisément : «je suis noire et belle». Le «mais» ne se trouve ni dans l’hébreu, ni même dans la traduction grecque des Septante. Il apparaît dans la version latine de la Vulgate, au Ve siècle ap. JC.)

Lectures défectueuses qui, à l’encontre du texte, ont contribué à nourrir et à propager l’idéologie qui a fondé les rapts et les déportations esclavagistes d’Africains — et leurs suites coloniales et post-coloniales, qui ont non seulement rejailli sur le continent européen — notamment dans l’antisémitisme —, mais menacent aujourd’hui encore d’engloutir le monde.

Ces deux combats, et tous les combats, contre le racisme parmi toutes des divisions qui ferment le Royaume de Dieu, autant de germes de nihilisme et de destruction de l’humain, ces combats doivent être menés de front : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l’oreille, on parle de vous », avertissait l’Antillais Frantz Fanon dans les années 1960.

Ce combat sur plusieurs fronts, pour n’être pas aisé, n’en est pas moins indispensable. L’humanité ne peut recevoir de liberté qu’en son entièreté. Il n’y a qu’une seule «race» humaine, quelles que soient les traditions religieuses ou géographiques, ou a fortiori le taux de mélanine !

Ce combat, pour être efficace, doit éviter les caricatures, et le livre de Pierre Ndoumaï les évite. Simple exemple (il y en aurait d’autres) : Ndoumaï précise et montre que saint Augustin comme Thomas d’Aquin n’ont pas fait leurs ces lectures erronées ; cela vaut aussi pour les réformateurs protestants, malgré l’usage indu qui a été fait de leur exégèse (Ndoumaï le montre pour Luther).

Un livre très utile, œuvre de déconstruction de préjugés catastrophiques.

*


Pierre Ndoumaï termine son parcours en ouvrant sur un constat, inverse de celui de Nietzsche : l’Esprit d’un Dieu libérateur, le Dieu de l’Évangile, sourd aujourd’hui du cœur de l’Afrique (on pourrait citer les exemples d’autres continents) — malgré le contexte et les conditions catastrophiques de sa première diffusion. Peut-être est-ce là le germe du salut du monde contre le nihilisme menaçant de l’engloutir…

« C’est lui [le Christ] qui est notre paix: de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation: la haine » (Ephésiens 2:14).

 

R.P.


 

 

 

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