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Généalogie des protestantismes (2)

Par Rolpoup :: mardi 21 octobre 2008 à 8:58 :: KT Adultes

 

(Cf. Programme de l'année)

2)                 23 octobre
Luther et luthéranisme

 

 

(Adaptation de http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761570003/Luther_Martin.html ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Lutheranisme ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther.)

 



En 1517, Martin Luther, moine augustin et théologien, dénonce — comme l’ont fait auparavant John Wyclif (1320-1384) et Jan Hus (1369-1415), la pratique de l'Église catholique romaine concernant les indulgences : depuis des siècles, l'Église chrétienne d'Occident avait instauré le système dit des « indulgences », qui permettaient, moyennant certaines conditions déterminées par l'Église catholique romaine — d'abord des actes de piétés (pèlerinage, ...) puis, plus souvent, des contreparties pécuniaires —, de voir les « peines temporelles » des pécheurs atténuées voire effacées sur terre ou au purgatoire, pour s'assurer une place au paradis.

 

Le système ouvre à des abus de plus en plus criants. Parmi ceux-ci, on peut citer l'indulgence accordée en 1506 par le pape Léon X pour quiconque aiderait à la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre qu'il voulait être l'église la plus grande au monde. C'est également l'époque du scandale lié au dominicain Johann Tetzel, chargé en 1516-1517 de vendre les indulgences au nom d'Albert de Brandebourg, archevêque de Mayence, intéressé à la vente par une commission de 50 % promise par la Curie romaine. Même un criminel pouvait se faire pardonner ses crimes en les achetant.

 

Le système d'indulgence faisait croire au peuple que l'on pouvait être racheté par de l'argent. Luther s'en est indigné, cette pratique privant le chrétien de la véritable source de salut : la grâce de Dieu.

 

Le 31 octobre 1517, Luther aurait affiché sur la porte de l'église de Wittenberg en Saxe, ses 95 thèses condamnant le principe des indulgences. De cet affrontement théologique est né le mouvement de la Réforme qui incitera, par réaction, une contre-Réforme, et/ou une Réforme catholique.

 

En 1518, Luther affirme qu'en aucun cas les Saintes Écritures ne peuvent être contredites par le pape. Le pape est lui aussi soumis à l'autorité de la Bible.

 

Le 15 juin 1520, il est condamné pour ses thèses, ses écrits sont brûlés.

 

En retour, en décembre 1520, Luther brûle la bulle Exsurge Domine le condamnant, devant toute la ville de Wittenberg. Luther a de plus en plus de partisans, le mouvement de réforme de la théologie et de l'Église chrétienne est lancé. Plusieurs princes d'Allemagne du nord, pour des raisons religieuses, et politiques, adoptent la Réforme. Ce qui avait manqué aux mouvements de pré-réforme, l’appui séculier, va contribuer à l’implantation durable du mouvement.

 

Le 3 janvier 1521, le pape prononce l'anathème contre Luther et ses défenseurs. Luther est finalement excommunié.

 

En avril 1521, Luther est convoqué à la diète de Worms, assemblée politique réunissant les différents princes d'Allemagne. L'empereur Charles Quint lui demande à nouveau de se rétracter. Luther répond alors par la phrase célèbre: « Ma conscience est prisonnière de la Parole de Dieu. Je ne puis ni ne veux rien rétracter, car il n'est ni sûr ni salutaire d'agir contre sa conscience. Que Dieu me soit en aide. » Il est ensuite condamné et mis au ban de l'Empire.

 

Il continuera à écrire en étant protégé par le prince Frédéric de Saxe.

 

Pour mettre en pratique son enseignement, il traduit le Nouveau Testament dans la langue parlée par le peuple. Il diffuse ensuite cette traduction grâce à l'imprimerie découverte peu avant par Gutenberg. Cette traduction est à la base de la création de l'allemand écrit, le hochdeutsch.

 

 

Les grands axes de la théologie luthérienne

 

Sola Gratia (la grâce seule)

Cette affirmation signifie d'abord que l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres morales ou pieuses. Luther désire instaurer une relation de confiance avec Dieu et non plus une relation basée sur la peur et la culpabilité. L'eucharistie, célébrée lors de chaque service liturgique avec la prédication, nous rappelle l’amour de Dieu est présent et réel dans le geste concret de son fils qui se donne pour le salut des hommes. Tout commence par cette initiative d'amour.

 

Sola Fide (par la foi seule)

Si l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres, il lui est donc simplement demandé d'avoir confiance en Dieu : c'est la foi qui naît et se développe essentiellement par prédication de la bonne nouvelle de la grâce célébrée dans les sacrements. C'est cette confiance qui fait de lui un membre de l'Église à la fois locale et universelle.

 

Sola Scriptura (l'Écriture seule)

Et l'un des lieux où retentit ce message c'est par excellence le culte qui rassemble la communauté chrétienne autour de la prédication et de l'eucharistie qui sont les deux pôles du culte luthérien dans un environnement de cantiques et de louanges inspiré des Psaumes. Or cette prédication puise son inspiration dans une tradition issue de la messe et qui est celle de la lecture et du commentaire de la Bible. Et Luther poursuivra la tradition du lectionnaire qu'il a trouvé dans la messe catholique. Ainsi le rôle essentiel des évêques et même du pape sera de former des pasteurs responsables de bien prêcher, car connaissant le grec et l'hébreu des Écritures, et d'animer la liturgie communautaire.

 

Quelques notions :

Loi et Évangile
Pour Luther Dieu agit sur les êtres humains de deux manières, par la Loi et par l’Évangile. La Loi représente les exigences de Dieu telles qu’elles sont exprimées notamment dans les dix commandements et les règles morales. Tous les êtres humains, indépendamment de leurs convictions religieuses, ont accès à la Loi de par leur conscience et les traditions éthiques de leur culture, bien que l’interprétation qu’ils en donnent soit toujours déformée par le péché. La Loi a deux fonctions essentielles — 1) politique et 2) pédagogique. 1) Elle permet aux êtres humains de maintenir l’ordre dans leur monde, leurs communautés et leurs propres vies malgré la distance qui les sépare de Dieu, du monde, de leurs voisins et d’eux-mêmes à cause du péché originel. 2) En outre, la Loi permet aux hommes de se rendre compte du besoin d’obtenir le pardon de leurs péchés, ce qui les conduit au Christ. Dieu agit sur les hommes à travers l’Évangile (« bonne nouvelle »), qui annonce que Dieu a offert son Fils pour le salut de l’humanité. Contrairement à la Loi, cette proclamation d’un don de Dieu ne demande rien d’autre que l’acceptation de la part de l’individu. La théologie s’était trompée en confondant la Loi et l’Évangile (l’exigence de Dieu et le don de Dieu) en induisant ainsi que les hommes peuvent mériter ce qui ne peut être que le don inconditionnel de la grâce de Dieu.

Le péché
Pour Luther, les chrétiens, tant qu'ils vivent sur cette terre, sont à la fois justes et pécheurs (simul iustus et peccator). Ils sont justes en ce qu’ils font confiance à la grâce de Dieu et non pas à leurs œuvres. Cependant, le péché est présent dans l'Église aussi bien que dans le monde, par conséquent un juste, un saint, n'est pas un modèle de morale mais un pécheur qui accepte la grâce de Dieu. Le citoyen le plus respecté et le criminel occasionnel ont tous les deux besoin du pardon de Dieu.

Dieu se révèle en Jésus
Pour Luther, Dieu se fait connaître aux hommes sous des formes terrestres et finies plutôt que sous la forme de divinité glorieuse. Ainsi, Dieu se révèle en Jésus-Christ, qui exprime son message dans les termes humains des auteurs du Nouveau Testament ; son corps et son sang sont reçus par les croyants, selon la formule de Luther, « dans, avec et par » le pain et le vin de la sainte Cène. Lorsque les hommes se mettent au service des autres et du monde, lorsqu’ils remplissent leur « vocation » comme pères et mères, artisans, souverains et sujets, ils sont des instruments de Dieu qui agit dans le monde à travers eux. Luther fait ainsi disparaître la distinction traditionnelle entre les activités « sacrées » et « séculières ».

La théologie de la croix
Pour Luther, la théologie chrétienne est une théologie de la croix plutôt qu'une théologie de la gloire. Les êtres humains ne peuvent appréhender Dieu par la philosophie ou l'éthique ; ils doivent accepter qu'ils ne puissent connaître Dieu que s'il décide de se faire connaître. Luther affirme ainsi (cf. 1 Co 1 & 2) que Dieu révèle sa sagesse dans les propos confus de la prédication, son pouvoir à travers la souffrance et le secret du sens de la vie par la mort du Christ sur la croix.

 

Le culte

 

La prédication. Elle n'est plus une explication des dogmes catholiques, dont Luther pense qu'ils s'écartent trop souvent des sources bibliques et patristiques. Il existe dans la Bible, selon sa perspective, un noyau central interprétatif, concernant ce que les Évangiles et les Épîtres nous disent de Jésus-Christ et qui rejoint les grandes affirmations du Symbole des apôtres et de textes reconnus par l'Église luthérienne, telle la Confession d'Augsbourg (voir ci-dessous).

 

Les sacrements. C'est surtout à travers son traité De captivitate babylonica praeludium, publié au début de l'année 1520 que se livre la pensée de Martin Luther sur les sacrements. « Ayant réduit l'Église en captivité, la tyrannie romaine s'est attaquée à son âme en lui enlevant le sacrement, alors que le sacrement n'appartient pas aux prêtres mais à tous ».

 

Pour Luther, « les sacrements sont la manifestation objective d'une révélation que Dieu a voulue, à la fois donnée de l'extérieur et matérialisée dans l'Incarnation, dans le Livre, l'Eau, dans le Pain et le Vin » (E. G. Léonard). Et dans tout cela, le rôle du prêtre (surtout valorisé par la parole explicative sur le sacrement et la prédication), reste secondaire.

 

Il existe bien pour Luther une sorte de visibilité des sacrements qui renvoie à l’Incarnation historique de Jésus-Christ, de sa mort et de sa résurrection qui n'eurent lieu qu'une fois. Le prêtre ne peut donc pas renouveler ce sacrifice lors du sacrement. Et cette succession du sacrement se poursuit dans l'Église à travers le baptême (enfants ou adultes) et l'eucharistie, qui sont clairement institués par Jésus-Christ dans les évangiles et aussi le livre des Actes des apôtres. Il repousse ainsi le sacrement du mariage, de l'ordre de l'extrême onction et de la confession et de la confirmation qui étaient inégalement pratiqués à cette époque et reprendront de la vigueur après le Concile de Trente.

 

Le sacrement est donc rétabli dans la pureté de son institution évangélique comme la communication du seul et non renouvelable sacrifice de la croix, sans intervention humaine.

 

De même que le réformateur Wyclif, Luther abandonnera la doctrine eucharistique de la transsubstantiation au profit d'une explication qu'il nommera la « consusbtantiation ». Ici, les espèces sont véritablement et à la fois pain et vin, Chair et Sang du sauveur, mais seulement durant le court moment où le fidèle les mange et les boit.

 

Une nouvelle organisation liturgique. Bien que l'organisation des cérémonies lui paraisse « Rauch und Dampf » (fumée et bruit) car la porte ouverte à un légalisme pieux, Luther sera conduit à participer à l'organisation du culte à Wittemberg en 1523. Il écrira alors Von Ordnung des Gottesdienst (De l'ordre du service divin) et Formulae Missa. Dans cet esprit, aura lieu en 1525 la première célébration de la "Messe Allemande" et son ordre qui sera publié en 1526. (Lequel servira de cadre, non seulement au luthéranisme des siècles suivants, mais également à Jean-Sébastien Bach, qui écrira pour elle une de ses plus belles œuvres.)

 

* Introït ;* Kyrie eleison (pas de Gloria) ; * Collecte (prière du jour) ;

* Épître ; * Graduel (cantique allemand) ; * Évangile ; * Credo (chant d'une paraphrase du Credo par Luther) ; * Prédication ; * Notre Père (chant d'une paraphrase faite par Luther) ;

* Exhortation à communier dignement ; * Paroles d'institution prononcées d'abord sur le pain avec distribution, puis sur le vin ; * Prière d'action de grâces ;

* Bénédiction

 

La langue vernaculaire. La messe va donc devenir un culte célébré par un pasteur. Il perd donc son caractère de « sacrifice renouvelé du Christ offert par un prêtre pour le salut des fidèles ». Certes, il commencera toujours par l'humble reconnaissance de l'homme qui a besoin de vivre du pardon et de la grâce divine (Kyrie : « Seigneur aie pitié »). Mais il ne sera plus une célébration que Luther estime mystérieuse et incompréhensible pour le fidèle, car désormais, la lecture de la Bible se fera dans la langue du peuple et la prédication sera plus une parole que Luther veut plus claire, pour rendre le Christ de la Bible plus familier aux auditeurs. Un Christ qui nous réconcilie avec Dieu, les autres et le monde, en nous apportant son salut et sa grâce. Le « pouvoir des clefs » n’est plus confié au Pape, désormais chaque prédicateur est le successeur de Pierre qui ouvre chez l’auditeur la porte du royaume de Dieu.

 

Le renouveau hymnologique. Bon musicien et poète, Luther introduira de l'émotion dans le culte en multipliant les cantiques en commun qui font participer le peuple mieux que, selon Luther, ne le faisait le Chant grégorien, souvent très beau mais œuvre de spécialistes. Il composa lui-même une soixantaine d'hymnes (dont Ein feste Burg, « C'est un rempart que notre Dieu »), qui reste l'un des cantiques protestant parmi les plus connus. Ses œuvres furent réunies en 1524 et diffusées largement dans le monde luthérien - Luther usant des nouveaux médias de son temps, ce qu'il fera également pour la Bible. De nombreux musiciens et poètes participèrent à cette première hymnologie protestante, dont on retrouve encore les noms dans de nombreux cantiques protestant actuels.

 

Ainsi, après la musique, les luthériens sont, parmi les protestants, de ceux qui usent volontiers d’une dimension esthétique dans la liturgie. Non seulement dans le domaine musical mais également dans celui des formes visuelles. Expression de la louange de l'Église satisfaisant la sensibilité populaire (couleurs et habits liturgiques, vitraux, gestes, etc.) ; Luther étant lui-même très tolérant dans ce domaine qu'il considérait comme secondaire.

 

Peut-on dire qu'il existe toujours aujourd'hui une différence entre la messe catholique et le culte protestant inspiré de Luther ? Certainement dans la mesure où, pour les catholiques, la messe est le renouvellement du sacrifice du Christ, alors que pour les protestants qu'inspire Luther, le culte reste davantage une célébration dont les deux pôles d'égale importance sont l'eucharistie vécue seulement comme "mémoire" du sacrifice du Christ, ainsi que la prédication, la Parole qui l'éclaire.

 

 

La confession de foi

 

La confession d'Augsbourg (ou Confessio Augustana) est la confession de foi fondamentale des états impériaux luthériens. Elle a été présenté par la réformation luthérienne à Charles Quint lors de la Diète d'Empire à Augsbourg en l'an 1530. Jusqu'à nos jours la confession d'Augsbourg fait référence pour les Églises luthériennes.

 

Outre les articles classiques la foi — la trinité — est abordée la question centrale du salut, et donc de la relation avec Dieu individuelle et ecclésiale.

 

La démarche centrale de la réforme luthérienne va d'une part contre un subjectivisme qui lie le Saint Esprit à nos états d’âmes et nos sentiments pieux. Et d'autre part contre le catholicisme qui lie l'Esprit à l'institution romaine dont il prétend qu'elle est l'incarnation continuée du Christ et qui, dans la perspective réformatrice, la rend sourde aux appels de l'Évangile.

 

L'Église est définie comme la communauté ou l'assemblée de tous les chrétiens du monde entier, ou encore comme la chrétienté physiquement dispersée mais spirituellement rassemblée dans un seul Évangile. Localement, l'Église sera un événement toujours actuel de l'Esprit lié « à un enseignement juste et une administration fidèle des sacrements ».

 

Papes, évêques et pasteurs sont au service de cette église là, localement, et dans le monde entier. N’oublions pas que nous sommes avant le Concile de Trente et Luther pense encore possible la réformation de l'Église romaine. Ainsi Luther ouvrait-il la voie de l'œcuménisme moderne.

 

Sur cette terre, une partie de l'Église reste composée d'hommes et de femmes que la grâce transforme en « bon grain » de la parabole évangélique (Matthieu 13:25-30). Mais co-existent également dans l'Église des hypocrites et des pécheurs qui sont comme « l'ivraie et la mauvaise herbe ». C'est pourquoi il est important que le bon grain accepte de co-exister avec l'ivraie. Car même le bon grain reste un « pécheur pardonné » qui attend tout de la grâce de Dieu pour lui et les autres.

 

Et cela contre certaines tendances à s'isoler dans une pureté religieuse ou moralisante de groupes, qui, se mettant à la place de Dieu, distribuent du coup des excommunications. Une tendance que nous retrouvons dans certains mouvements contemporains qui trouvent ici une invitation à la tolérance.

 

 

Et aujourd'hui ?

 

Le luthéranisme est le christianisme qui revendique l’héritage de la Réforme de Martin Luther.

C'est pourquoi, on parle de luthériens, d'Églises luthériennes ou de théologie luthérienne.

Mais la théologie de Luther est le bien commun de l'ensemble de la réforme protestante. Il existe par ailleurs des courants théologiques se référant plus spécialement à lui, y compris dans les Églises réformées.

 

Le luthéranisme dans le monde

Les principaux pays luthériens sont les nations scandinaves (Islande, Norvège, Danemark, Suède et Finlande) ou encore la Namibie... L'Allemagne, l'Estonie, la Lettonie (mais pas la Lituanie qui est majoritairement catholique) sont anciennement luthériens.

La Namibie est le seul pays en dehors de l'Europe qui est majoritairement luthérien. Il existe de communautés importantes de luthériens dans plusieurs autres pays, comme le Brésil, les États-Unis (particulièrement dans le Middle West), l'Éthiopie, l'Indonésie, Madagascar, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Tanzanie.

Les plus grandes associations mondiales des Églises luthériennes sont la Fédération luthérienne mondiale (FLM), dont sont membres l'EELF et les Églises protestantes d'Alsace-Lorraine (EPAL) ; l'International Lutheran Council (ILC), dont l'Église évangélique luthérienne Synode de France et de Belgique est membre ; et la Confessional Evangelical Lutheran Conference (CELC).

 

Le luthéranisme en France

Les luthériens représentent une partie du protestantisme français. Ils sont surtout situés en Alsace et en Moselle, avec l'Église Protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL) désormais unies dans l’EPAL (Union des Églises Protestantes d'Alsace et de Lorraine) aux réformés de l’EPRAL (Église Protestante Réformée d'Alsace et de Lorraine).

Ils sont aussi présents, dans une moindre mesure, dans la « France de l'intérieur », essentiellement au sein de l'Église évangélique luthérienne de France, composée de 35 000 membres répartis dans les inspections ecclésiastiques de Montbéliard (nord de la Franche-Comté) et de Paris (laquelle regroupe également les paroisses de Lyon, Marseille et Nice).

Ces deux Églises sont membres de la Fédération luthérienne mondiale et de la Fédération protestante de France.

Les luthériens sont aussi présents au sein de l'Église Évangélique Luthérienne Synode de France et de Belgique (EEL-SFB), composée de 1 000 membres en communion avec l'International Lutheran Council (ILC).

 

 

 

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