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Généalogie des protestantismes (4)

Par Rolpoup :: mercredi 21 janvier 2009 à 21:11 :: KT Adultes

 

(Cf. Programme de l'année)

4)               22 janvier
          Réforme anglicane           

 

  

« L’Église anglicane est une église chrétienne, catholique et réformée. Elle est chrétienne car elle est fondée sur le Christ et ses enseignements. Elle est catholique, donc universelle. Et elle est réformée, car sa structure, constituée de laïcs, de diacres, de prêtres et d’évêques, a été rajeunie au XVIe siècle. » —
http://www.montreal.anglican.org/ressources/index-01-fr.shtml

Elle remonte aux origines du christianisme britannique, avant qu’elle n’ait été réformée au XVIe siècle.

Elle est, depuis, répandue dans tous les continents

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_provinces_eccl%C3%A9siastiques_anglicanes

sous des noms divers — comme « Église protestante épiscopale » aux États-Unis « Société missionnaire domestique et étrangère de l'Église protestante épiscopale des États-Unis d'Amérique » (The Domestic and Foreign Missionary Society of the Protestant Episcopal Church in the United States of America).

 

 

Trois moments significatifs depuis le XVIe siècle :

 

1) 1521 (Henri VIII, Défenseur de la foi) – 1559 (Élisabeth Ire)

 

2) 1649 (Révolution puritaine) –1689 (Glorieuse revolution)

 

3) 1833 – 1841 (Mouvement d’Oxford)

 

 

Le rite anglican / trois sous-rites, tous les trois en vigueur :

 

    * celui de 1662, ou, « classique », qui se trouve dans le Book of Common Prayer ;

    * celui mis sur pied par le prêtre moine dans les années 1950, ou « moderne », et qui a beaucoup influencé le rite romain contemporain, et qui se trouve dans l'Alternative Service Book ;

    * celui du missel anglican et du bréviaire anglican, ou « traditionnel », très proche du rite tridentin et du rite de Sarum.

 

La première liturgie anglicane en langue anglaise fut éditée en 1544 pendant le règne d'Henri VIII. Sous son fils, Édouard VI, l'archevêque de Canterbury Thomas Cranmer prépara en 1549 une liturgie de caractère plus protestant que la version précédente. Sous le règne de Marie I un retour au catholicisme romain supprima la liturgie anglicane et Cranmer fut condamné au bûcher. Après les persécutions et bouleversements des règnes précédents, la liturgie anglicane restaurée de 1559 sous Élisabeth Ire retrouva l'équilibre entre les tendances protestante et catholique de l'église en Angleterre à l'époque, tout en gardant la quasi-totalité du texte de Cranmer. Le triomphe du puritanisme parlementaire pendant la guerre civile anglaise supprima de nouveau cette liturgie, et ce ne fut qu'en 1662 qu'une nouvelle rédaction du Book of Common Prayer fut adoptée, ayant comme base les versions de 1544 et 1549. Une version francophone, le Livre des prières publiques, fut faite par le prêtre Jean Durel, Jersiais qui devint Doyen de Windsor, et approuvée par Charles II le 6 octobre 1662. Cette version fut destinée à l'usage des églises paroissiales des îles de la Manche et de l'Église française de la Savoie. Selon les premiers mots de la préface :

 

    « Depuis que l'Église anglicane a fait un corps de sa liturgie, elle a toujours eu la prudence de tenir un juste milieu entre une trop grande rigueur à refuser d'y admettre le moindre changement, et une trop grande facilité à souffrir qu'on y en introduise sans raison. »

 

 

1) Henri VIII & la dynastie Tudor

 

Le « défenseur de la foi »

 

Henri, qui se rapprochera des idées d’Érasme, ne cache pas ses sentiments hostiles à la Réforme que l'ex-moine Martin Luther commence à prêcher et il n'hésite pas à l'invectiver. En juillet 1521, il envoie même au pape son Assertio septem sacramentorum, rédigée avec l'aide de l’humaniste Thomas More. Cela lui vaut le titre de « Défenseur de la foi » (Defensor Fidei) décerné par Léon X, le soutien d'Érasme et des attaques de Martin Luther. Dès lors, le roi d'Angleterre prend le titre d'illustrissimus, c'est-à-dire de « très illustre », titre maintenu même après sa rupture avec Rome et jusqu'à aujourd'hui.

 

Mais si Henri VIII est peu enclin aux idées réformatrices luthériennes, il n'en est pas moins inquiet de l'influence de Rome et aimerait se libérer du pape dans la direction des affaires de l'Église d'Angleterre. Sans heurt, l'Angleterre à commencé à s'habituer à la suprématie du gouvernement royal tant sur le plan spirituel que temporel. Henri VIII reste cependant fidèle à la doctrine romaine.

 

Tout bascule en 1527. Ses alliances espagnoles préalables se dégradent, puisque Charles Quint n'a pas voulu épouser sa fille Marie. De plus, sa femme, Catherine d'Aragon n'a donné naissance, hormis la petite Marie, qu'à des enfants morts-nés entre 1511 et 1514 et son état de santé ne permet plus d'espérer qu'elle ait d'autres enfants. Le roi, qui désire ardemment un fils, s’est rapproché de la jeune dame d'honneur de la reine, Anne Boleyn. Henri VIII souhaite l'épouser pour avoir un héritier légitime, tout en se débarrassant de Catherine d'Aragon. Son chancelier, Wolsey, est chargé d'entamer les négociations avec la curie romaine. Le pape n'étant pas décidé à accorder le divorce, l'affaire traîne pendant deux années jusqu'à l'automne 1529. Poussé par les partisans d'Anne, Henri VIII perd son estime pour Wolsey et le fait démettre de ses fonctions de Lord-Chancelier.

 

Le schisme

 

La chute de Wolsey amène Thomas More à reprendre le titre de Chancelier. Fervent partisan de Rome, More ne peut empêcher l'influence du secrétaire du roi, Thomas Cromwell. Ce dernier trouve des arguments pour accélérer la procédure de divorce. Pour lui, le refus papal est intolérable. Professeur à l'université de Cambridge, Thomas Cranmer, proche de la Réforme, est lui aussi partisan de la dissolution du mariage royal et précipite également la rupture avec Rome.

 

Mais en septembre 1530, Clément VII, qui fut précepteur de Charles Quint, oppose un refus définitif à l'annulation du mariage royal. Cette décision ferait de Marie, cousine de Charles Quint, l'unique héritière de la couronne d'Angleterre. Ce que le roi refuse.

 

Le 11 février 1531, l'archevêque de Cantorbéry, William Warham, proclame : « Nous reconnaissons que Sa Majesté est le Protecteur particulier, le seul et suprême seigneur et, autant que la loi du Christ le permet, le Chef suprême de l'Église et du clergé d'Angleterre ». Le premier pas vers une séparation de Église d'Angleterre de celle de Rome est franchi. Le 25 janvier 1533, la favorite Anne Boleyn annonce qu'elle est enceinte.

 

À ce moment, Henri décide que l'enfant naîtra dans la légitimité et précipite les événements. Il épouse Anne dans l'intimité et nomme Cranmer archevêque de Cantorbéry. Ce dernier valide l'union le 23 mai 1533. Le 11 juillet suivant, Clément VII excommunie Henri, Anne et Cranmer. La rupture avec Rome est consommée.

 

Anne Boleyn donne naissance à une fille. Plus tard, le roi la fera exécuter pour adultère. Seul son mariage avec Jeanne Seymour voit la naissance d'un héritier mâle, Édouard VI, qui lui succédera brièvement.

 

Fin de règne sanglante (1536-1547)

 

À partir de l'exécution de sa seconde épouse Anne Boleyn, Henri VIII entame un règne tyrannique.

 

En 1538, il fait exécuter son cousin Henry Pole 1er baron Montagu, et frère du cardinal Reginald Pole, l'archevêque de Canterbury. En 1541, il en fait de même avec la mère de ses derniers, Marguerite de Salisbury, la fille de George, duc de Clarence. Ces exécutions éliminent les derniers prétendants au trône de la Maison d'York.

 

En 1540, Henri se marie pour la quatrième fois, avec Anne de Clèves, fille l'un des chefs du protestantisme allemand, Jean III, duc de Clèves. L'union n'ayant jamais été consommée, il la répudie après six mois.

 

En 1542, c'est sa cinquième épouse, Catherine Howard qui sera décapitée pour adultère.

 

Il se remariera une sixième et dernière fois en 1543 avec Catherine Parr qui lui survivra un an.

 

Il mourut le 28 janvier 1547 au Palais de Whitehall, décès peut-être dû aux conséquences d'un diabète.

 

Les six femmes d'Henry VIII

 

    * Catherine d'Aragon : veuve du frère aîné d'Henry VIII, le Prince de Galles Arthur Tudor. Henry VIII put l'épouser le 11 juin 1509 après avoir fait reconnaître la non consommation du précédent mariage avec son frère. Plus tard, Henry VIII demanda l'annulation de son propre mariage avec Catherine en 1527, car elle ne lui avait pas donné d'héritier mâle vivant. Cette annulation lui est d'abord refusée par l'Église. Henry VIII parvient finalement à la faire prononcer en 1533 par Thomas Cranmer.

    * Anne Boleyn : Henry VIII l'épouse secrètement fin 1532 puis ouvertement le 25 janvier 1533 et la fait couronner. Anne Boleyn lui ayant donné une seule fille (la future reine Elisabeth Ire d'Angleterre) et non le fils et héritier tant convoité, il la fait exécuter par décapitation le 19 mai 1536.

    * Jeanne Seymour : le roi l'épouse le 30 mai 1536. Elle est déclarée reine le 4 juin 1536. Son premier fils, Édouard VI, vient au monde en 1537 et succédera à Henry VIII en 1547. Jeanne Seymour décède des suites de son accouchement le 24 octobre 1537.

    * Anne de Clèves : le roi l'épouse le 6 janvier 1540, dans le cadre d'une alliance avec les protestants allemands. Henry VIII la répudie six mois plus tard en juillet 1540, ayant rompu l'alliance avec les protestants.

    * Catherine Howard : le roi l'épouse le 28 juillet 1540. Il la surnomme "la rose sans épine". Elle est exécutée par décapitation le 13 février 1542.

    * Catherine Parr : le roi l'épouse en 1543. Elle décède en couches le 5 septembre 1548, un an après le décès du roi, et après une troisième union avec Thomas Seymour.

 

Édouard VI

 

Dès sa naissance, Édouard est duc de Cornouailles. Quelques jours après, le roi lui confère en outre le titre de prince de Galles, traditionnellement accordé à l'héritier du trône. En 1543, il obtient du parlement le droit de fixer lui-même l'ordre de sa succession : il rétablit ainsi les deux princesses issues de ses autres mariages, Marie et Élisabeth au deuxième et troisième rang dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre.

 

Édouard est un enfant chétif, souffrant de plusieurs maladies durant les premières années de son existence même s'il parvient toujours à s’en remettre.

 

Les affections dont il souffre n’empêchent nullement le jeune prince de se développer intellectuellement. À sept ans, il se montre notamment capable de s'exprimer en latin et en grec ancien. Formé par des humanistes réformés (et en correspondance avec Calvin), Édouard s'affirme comme protestant sous l'influence de la Réforme, en marche sur le territoire allemand et celui des Pays-Bas.

 

Il transmet la couronne à Jeanne Grey, une fervente protestante.

 

Jeanne Grey

 

Le 10 juillet 1553, Jeanne Grey hérite de la couronne d'Angleterre.

 

Mais Marie Tudor réunit plusieurs milliers de partisans en un temps record et affronte Jeanne qui doit céder après 9 jours de règne. Les candidats au trône se retrouvent à la Tour de Londres.

 

Marie Tudor

 

Le règne de Marie Ire inspire un nouveau revirement politico-religieux : Marie est profondément catholique et sa politique papiste et pro-espagnole entraîne un changement de cap complet et un renversement des alliances. Mais ce qui soulève le plus d'inquiétude est la question matrimoniale. Ainsi, la perspective de son mariage avec le fils unique de Charles Quint, Don Philippe d'Autriche.

 

Marie épouse finalement Philippe. Après le départ de Philippe pour le continent, la politique anti-protestante de Marie se durcit fortement et les bûchers deviennent le moyen courant de régler les querelles théologiques ou liturgiques (ce qui vaut à Marie le surnom de « Bloody Mary» — « Marie la Sanglante ») le pouvoir papiste se renforce.

 

Marie étant décédée sans héritier le 17 novembre 1558, c'est Élisabeth qui, à 25 ans, accède au trône. Le 15 janvier 1559, Élisabeth Ire est couronnée.

 

Élisabeth Ire

 

Élisabeth refusera les avances de nombreux candidats, dont celles du roi Philippe II d'Espagne et d'Ivan le Terrible, premier tsar de Russie. La reine de France Catherine de Médicis lui proposa comme époux, successivement deux de ses fils: le duc d'Anjou - devenu, par la suite, roi de France sous le nom d'Henri III -, puis le duc d'Alençon, de 22 ans le cadet d'Élisabeth. On peut également citer parmi ses prétendants le prince héritier Éric de Suède, ou encore l'archiduc Charles de Habsbourg. Elle restera célibataire et sans enfant (surnommée la « reine vierge », bien qu’elle aurait eu, dit-on, une vie amoureuse assez active).

 

Les convictions religieuses d'Élisabeth sont protestantes et Marie n'avait ménagé ni ses efforts, ni les pressions pour pousser sa demi-sœur à un catholicisme au moins de façade. La difficile situation personnelle d'Élisabeth l'avait alors contrainte à se plier, sans enthousiasme aucun, aux exigences du pouvoir. Élisabeth maintiendra le protestantisme, avec un souci de modération.

 

Elle dote l'Angleterre d'une religion d'État par l'Acte de Suprématie dès 1559, qui exige des évêques un serment de fidélité à la reine, « gouverneur suprême » de l'Église.

 

Avec les « Trente-Neuf Articles » de 1563, elle constitue une véritable charte de l'anglicanisme : la hiérarchie épiscopale et une partie du cérémonial catholique sont maintenues, tout en abandonnant l'usage du latin et l'obligation du célibat des prêtres.

 

Elle se heurte aussi à l'opposition des puritains, qu'elle pourchasse. Les calvinistes proches du réformateur John Knox et du mouvement presbytérien écossais qu'il a fondé, désirent purifier (d’où leur nom) l'anglicanisme du papisme, en faire une Eglise avec un système représetantif.

 

Quant aux catholiques, elle fait face à leur opposition contre la rupture avec Rome. Les évêques mis en place par Marie Tudor sont catholiques romains, et de ce fait, refusent de prêter serment à une reine qu'ils jugent hérétique. Ils sont alors placés en résidences surveillées et remplacés par un clergé anglican.

 

En 1570, Élisabeth est officiellement excommuniée par le pape Pie V, qui ne reconnaît comme seule souveraine que Marie Stuart, la reine d'Écosse. Les catholiques sont alors jugés comme traîtres à la Couronne et une violente répression s'engage.

 

 

2) Révolutions

 

Côté puritain, et près d’un siècle après, c’est Oliver Cromwell, député de l'université de Cambridge au Long Parlement (1640), qui prend position contre le papisme et la royauté. Lorsque la guerre civile commence, en janvier 1642, il prend la tête de la lutte du Parlement contre l'épiscopalisme et la monarchie.

 

Il vit comme fermier-gentilhomme, membre de la gentry jusqu'au début de la première guerre civile anglaise en 1642 quand il mène ses ouvriers (en fait une armée recrutée par ses soins) au service du Parlement. Il se signale par son habileté et sa bravoure.

 

En 1643, il lève à ses frais (il a hérité en 1638 d'une riche propriété) une troupe de cavalerie organisée selon des principes démocratiques (officiers élus par la troupe, discussions idéologiques...) : les Ironsides (Côtes de Fer). Le 2 juillet 1644, il s'illustre dans la bataille de Marston Moor, et celle de Newbury, en octobre. Le Parlement le nomme Lieutenant-général de cavalerie.

 

En 1645, le Parlement le charge de réorganiser l'armée sur le modèle de ses propres troupes (c'est la New Model Army). Il bat les royalistes à la bataille de Naseby le 14 juin de la même année.

 

Le 5 mai 1646, le roi se rend aux Écossais, qui, le 30 janvier 1647, le livrent au Parlement anglais.

 

L'armée parlementaire est divisée en deux camps : les Indépendants constitués par les officiers, et les Levellers (Niveleurs) composés par la troupe. Comme le nom l’indique, ceux-ci prônent un régime égalitaire. Cromwell est d'abord conquis par leurs idées. En 1648, Charles Ier s'enfuit de l'île de Wight, mais il est bientôt ramené à Londres. Le procès a lieu du 20 au 27 janvier 1649, et Charles Ier est décapité à la hache le 30 janvier.

 

Le 17 mai 1649, Cromwell proclame la République, ou Commonwealth. Mais les relations se détériorent entre le Parlement dit « croupion », parlement à chambre unique, et l'armée ; Cromwell intervient et fait chasser les parlementaires par des soldats et institue un nouveau Conseil d'État dont il est partie prenante ainsi qu'un nouveau Parlement, mais dont les membres sont cette fois-ci nommés par le Conseil d'État. Ce Conseil ainsi que le Conseil des officiers, redoutant l'anarchie latente, nomme Cromwell Lord Protecteur de la République d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande en 1653.

 

Ses pouvoirs sont normalement contrebalancés par le Conseil et le Parlement, mais le Conseil lui est acquis et le Parlement est dissous dès le 20 avril 1653 :

 

Cromwell impose ainsi une république puritaine, faite d’austérité, et d’une réelle tolérance religieuse, sauf en ce qui concerne les catholiques (témoin les violences commises par ses troupes durant la répression de la révolte de l'Irlande). Dialoguant avec le rabbin hollandais Manasse ben Israel, il abolit en 1656 le décret de 1290 qui avait expulsé la communauté juive d'Angleterre.

 

Cromwell s'éteint à Londres le 3 septembre 1658, victime de la malaria ou d'un empoisonnement. Son fils Richard Cromwell lui succède, mais pour très peu de temps, car le général George Monck, gouverneur de l'Écosse, craint que la nation ne sombre dans le chaos, et cherche à rétablir la monarchie. En février 1660, Monck et son armée marchent sur Londres, et avec le soutien populaire, forcent le Parlement à se dissoudre.

 

Charles II rentre à Londres et s'y fait couronner le 23 avril 1661.

 

Pour venger la mort de son père, il fait juger les régicides, et exhumer entre autres le corps de Cromwell de l'abbaye de Westminster et le soumet au rituel d'exécution post mortem le 30 janvier, date anniversaire de l'exécution de Charles Ier. Son corps est jeté dans un puits et sa tête exposée sur un pieu devant l'abbaye de Westminster jusqu'en 1685.

 

La période qui suit le couronnement de Charles II est appelée la Restauration. Comme au temps d’Elisabeth (mutatis mutandis), on entrera finalement dans une vie média entre le régime monarchique antécédent et le régime du temps républicain.

 

Cela est définitif après la « Glorieuse revolution » de 1688-1689, une révolution pacifique qui renversa le roi Jacques II (Jacques VII d'Écosse) et provoqua l’avènement de la fille de celui-ci, Marie II et de son époux, Guillaume III, prince d'Orange. La révolution instaura une monarchie constitutionnelle et parlementaire à la place du gouvernement autocratique des Stuarts.

 

 

3) Mouvement d’Oxford (Oxford Movement)

 

Le XIXe siècle voit apparaître un courant théologique situé dans la lignée des théories défendues par la Haute Église (High Church) anglicane.

 

Ses partisans étaient pour la plupart des membres de l'Université d'Oxford, qui cherchèrent principalement à démontrer la place de l'Église anglicane dans la succession apostolique.

 

Ce courant théologique est également connu sous le nom de tractarianisme (Tractarian movement), en référence à la publication des Tracts for the Times, de 1833 à 1841. Ses promoteurs furent aussi parfois nommés, de manière péjorative, « puseyistes », du nom de l'un de leurs chefs, Edward Bouverie Pusey, professeur d'hébreu à Christ Church, à Oxford.

 

Une autre figure majeure du Mouvement d'Oxford était John Henry Newman, enseignant à Oriel College, et vicaire de l'église de l'Université d'Oxford, Saint-Mary the Virgin, fortement influencé par un sermon prononcé en 1833 par John Keble, qui critiquait la sécularisation croissante de l'Eglise d’Angleterre. Les autres personnalités éminentes du Mouvement d'Oxford étaient Thomas Keble, l'archidiacre Henry Edward Manning, Richard Hurrell Froude, Robert Wilberforce, et William Palmer.

 

En 1841, dans le quatre-vingt-dixième Tract, Newman affirma que les doctrines de l'Église catholique, telles que le Concile de Trente les avait définies, étaient compatibles avec les Trente-neuf Articles, fondateurs de l’Eglise anglicane au XVIe siècle. Dominique Barberi, religieux passioniste italien, envoya une lettre à Newman et ses amis. Le 25 juillet 1841, Georges Spencer informait Barberi que sa lettre avait fait l'objet d'une lecture très attentive de la part des membres du groupe d'Oxford. Finalement, le Mouvement d'Oxford se vida de sa substance lorsque Newman, entraîné plus loin qu'il ne l'avait prévu par ses propres arguments, se convertit au catholicisme en 1845, suivi par Manning en 1851. Newman confia qu'il choisit le P. Barberi pour le recevoir dans l'Eglise catholique, parce qu'il voyait en lui un catholique qui aimait les anglicans et qui vivait saintement.

 

Le mouvement eut d'importantes répercussions aux Etats-Unis au sein de l'église épiscopale. De nombreux religieux se reconnurent dans ses principes théologiques comme Samuel Seabury.

 

Jusqu'à nos jours, l'anglo-catholicisme, qui doit sa renaissance au Mouvement d'Oxford, a largement influencé l'anglicanisme dans son ensemble.

 

 

Aujourd’hui

 

La communion anglicane est aujourd'hui présente principalement dans les pays qui ont pu être imprégnés par la culture anglaise, comme les anciennes colonies américaines et africaines du Royaume-Uni (mais pas uniquement). Elle est symboliquement dirigée par la Reine du Royaume-Uni, l'Archevêque de Cantorbéry, aujourd'hui Rowan Williams, en étant le primat.

 

Les Églises anglicanes ont conservé une bonne partie de la liturgie et de l'organisation hiérarchique catholique (sauf le cardinalat et la papauté). Cependant, au XXe siècle et au XXIe siècle, certaines Églises de la communion anglicane ont pris des décisions libérales par rapport à d'autres confessions chrétiennes : ordination de femmes prêtres, acceptation d'un évêque homosexuel vivant en couple, par exemple.

 

Les fractures de la Communion anglicane

 

De nos jours, les Églises anglicanes sont notamment divisées sur la question de l'ordination des femmes et des homosexuels. Cette dernière décision crée cependant d'importants remous au sein de la Communion anglicane, déjà profondément divisée entre les conservateurs et les libéraux depuis le virage libéral pris depuis vingt ans : premières ordinations de femmes dès 1974 dans certaines provinces, choix d'un pasteur ouvertement homosexuel, Gene Robinson, comme évêque du New Hampshire en 2003 par la branche épiscopalienne, et enfin, ouverture officielle à la nomination d'évêques femmes depuis la conférence de Lambeth en juillet 2008.

 

En réponse à cet affaiblissement moral dénoncée par les Anglicans conservateurs (et leurs évêques venant le plus souvent d'Afrique, d'Océanie et d'Amérique du Sud), près de 300 évêques ont choisi de boycotter la conférence de Lambeth, synode décennal des évêques anglicans, prévue à l'été 2008. Ils se sont ainsi réuni un contre-synode à Jérusalem, voulant créer de leur propre mot une nouvelle "Communion dans la Communion".

 

De fait, il existait déjà un certain nombre d'Églises anglicanes du « Continuum », c'est-à-dire indépendantes du siège de Canterbury. Elles ont pour la plupart leurs origines autour des polémiques aux années 1970 concernant l'ordination des femmes. La plus grande de ces Églises est appelée la communion anglicane traditionnelle, en anglais Traditional Anglican Communion (TAC), ou encore Communion anglo-catholique, à cause de sa grande proximité liturgique et théologique avec Rome.

 

Par ailleurs, en Angleterre, suite à une importante immigration en provenance de pays catholiques comme la Pologne, le nombre d'anglicans pratiquants serait désormais inférieur au nombre de catholiques pratiquants, ce que conteste l'Église anglicane. L'anglicanisme reste néanmoins majoritaire avec près de 25 millions de baptisés en Angleterre et au Pays de Galles, pour 4,2 millions de catholiques et moitié moins de musulmans. Des observateurs expliquent par ailleurs les conversions au catholicisme de certains anglicans, comme la spectaculaire conversion de l'ancien premier ministre Tony Blair, consécutivement aux divisions sur l'ordination des femmes et des homosexuels en tant que prêtres au sein de l'Église anglicane, sans que l'on puisse noter une tendance de fond.

(Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Anglican


Accord avec l'Église réformée de France (signé en 2000) :
Déclaration de Reuilly.


 

 

 

 

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