
1) 27 septembre
La Bible hébraïque
I )
(D’après Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_%28Bible%29 :)
Canon
Étymologie : le mot canon, qui vient du grec ancien kanôn, lui-même d'origine sémitique : hébreu qaneh (roseau, mesure, canne), akkadien quanu, ougaritique qn, le punique qn') et peut-être même sumérien gin.
Il désigne un roseau.
Il désigne un instrument de mesure fait d'un roseau comme la règle du charpentier.
Philosophiquement, il devient la règle de conduite, la norme, le modèle.
L'astrologie antique désigne ainsi des listes, des catalogues de tables du mouvement apparent des astres.
Au IIe siècle, le mot passe dans le milieu chrétien et désigne :
Kanon the aletheia : le canon de la vérité,
Kanon the ekklesia, la règle de l'assemblée, c'est-à-dire les règles de conduite, en fait de gouvernement, propre à chaque église (communautés chrétiennes locales).
Au IVe siècle, le sens de ce mot est mis en rapport avec la Bible. Il s'agit alors des livres de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament qui sont deux expressions nouvelles signalées :
En 363, au concile de Laodicée dans le canon 59 (concile régional)
En 392, dans la lettre Festale d'Athanase d'Alexandrie.
Canon de la Bible hébraïque (= canon juif et "Premier Testament" protestant)
Hypothèse courante de nos jours : l'idée d'un canon de la Bible hébraïque (nommée « Ancien Testament » par les Justin de Naplouse) ne s'impose qu'après le Synode de Jamnia (ou Yabnah ou Yabneh), c'est-à-dire à la fin du Ier siècle, après la destruction du Second Temple par les romains. Auparavant, le concept d'une liste close (au sens de complète et définitive) des livres repris dans la Septante est inconcevable. En revanche, les processus de canonisation semble avoir été un processus ouvert.
Le texte massorétique actuel est contemporain de l'écriture de la Mishna, c'est-à-dire le fruit du travail des docteurs du IIe siècle. Ce travail de grammairiens (la vocalisation enregistre diverses prononciations possibles) se poursuit jusqu'au Xe siècle ; le manuscrit de Saint-Petersbourg (Codex Leningradensis) qui date du Xe siècle et sert de base aux bibles d'étude en hébreu, est un témoin de ce travail. Jusqu'au Ier siècle, la Bible de tous est le texte grec de la Septante, quoique des éditions en hébreu différentes du texte proto-massorétique aient existé, comme le montrent les rouleaux de Qumran.
Hypothèse du canon de Jamnia : Dans les Antiquités juives, Flavius Josèphe donne une liste de 22 livres composant le canon des écritures juives. Elle comprend :
13 livres de prophètes,
4 livres de maximes, proverbes et sagesse,
5 livres de Moïse.
Après Jamnia, le milieu rabbinique tannaïte, le milieu qui rédige la Mishna, se vit comme l'héritier naturel de toutes les traditions antérieures, qu'elles soient saducéennes, ésseniennes ou, bien évidemment, pharisiennes. Toutefois, pour le milieu de Gamaliel II, l'attitude apocalyptique des « membres du Mouvement de Jésus » (selon l'expression de Jacques Schlosser - professeur à l'Institut catholique de Lyon), en fait un danger pour les relations avec l'occupant romain. En outre, ce sont des minim (sectaires), en cela qu'ils concentrent l'accès à l'alliance sur le baptême. De ce point de vue, ils se désintéressent de l'ensemble du peuple. De facto, ils sont une secte réformatrice et diviseuse comme l'étaient les Esséniens.
En outre, ils « font dire » des choses de plus en plus étranges à la Septante. Les controverses rabbiniques, enregistrées dans le Talmud montrent des discussions qui, sous prétexte d'exégèse imaginative, présentent des opinions sur la pertinence de tel ou tel texte (Traité Meguila, Traité Sofa). On assiste donc à un retour à l'hébreu, à une méfiance envers les textes grecs qui ne s'apaisera qu'au début du IIIe siècle.
Les témoins de cette élaboration sont nombreux. Par exemple :
Dans la Septante, Samuel est désigné comme « nazir perpétuel depuis le sein de sa mère » tandis que le texte massorétique utilisé de nos jours lui dénie cette qualité. L'interprétation traditionnelle dit que la Septante s'éloigne du texte hébreu originel. Pourtant, une discussion dans le traité Nazir s'inquiète du nazirat de Samuel. […]
Une autre discussion talmudique montre le déclassement d'un texte rédigé en araméen. Il correspond à la période de méfiance envers les textes traduits du syriaque, qui est un araméen oriental. Au traité Meguila, Jonathan b. Uzziel déclasse le livre de Daniel de prophète (nebiim) en écrit (ketoubim) alors que Flavius Josèphe et la Septante le tenaient pour prophète.
La rédaction concomitante de la Mishna et des Évangiles révèle des polémiques sous-jacentes. Ce sont des rédactions concurrentes. Ces polémiques jouent un rôle non négligeable tant dans l'évolution de la pensée rabbinique autour de Gamaliel II que dans l'accouchement du système chrétien.
[…]
Il y a d’autres hypothèses…
II )
(D’après Info-Bible : http://www.info-bible.org/histoire/manuscrits.htm#_Toc516322779 :)
Selon la tradition, environ 4 siècles avant JC, la Bible hébraïque était complète.
Rédaction des manuscrits
a- Quelques règles pour les copistes
Voici quelques exemples de prescriptions du Talmud pour les copistes :
- Les colonnes devaient faire entre 48 et 60 lignes et les lignes devaient être de 30 lettres.
- Les copies devaient être effectuées à partir d'un manuscrit authentique, et il était interdit d'y apporter toute modification.
- On ne devait rien écrire de mémoire.
- Les copistes devaient être Juifs (Pour le pentateuque Samaritain, ils devaient être Samaritains).
- Quand ils avaient fini la copie, les copistes devaient compter les lettres et les mots.
b- Les Massorètes
- Ce sont des scribes, qui ont travaillé entre 500 et 1000 ap. JC.
- Ajout des points voyelles au texte
Jusqu'alors le texte n'était écrit qu'avec des consonnes. Afin de fixer la prononciation des mots et le sens du texte, les massorètes ont ajouté des points voyelles.
- Ajout des accents au texte
Ces accents indiquent la manière selon lequel le texte doit être récité (on parle de cantilation du texte, qui est un intermédiaire entre la lecture et le chant). Il y a un accent par mot. Ces accents nous renseignent aussi sur la syntaxe du texte car il y a des accents de fin de verset, de milieu de verset, ...
- Ajout des massores
- Petite massore, ou notes marginales : il s'agit de notes brèves dans les marges du texte. Elles indiquent surtout les formes inhabituelles.
- Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte (Ketiv), mais plaçaient en marge les consonnes du mot rectifié (Qeré).
- Lorsqu'il y avait une bizarrerie, ils indiquaient de quelle manière il fallait comprendre le texte (Sebir).
- Grande massore : il s'agit de notes brèves en haut ou en bas du texte. Ces notes sont plus développées que celles de la petite massore. Il s'agit d'une sorte de concordance de passages qui ont un peu les mêmes bizarreries.
- Massore finale : il s'agit d'indications statistiques à la fin des livres. Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre, le mot, le verset et la lettre qui sont aux centre du livre et vont même jusqu'à indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particulière est employée dans un livre!..
- Autres remarques
- Les massorètes étaient très scrupuleux et même superstitieux (ils pensaient que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur copie, ils se lavaient les mains et changeaient de plume avant d'écrire le nom du Seigneur, ...).
- S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas altérer le texte.
- Une fois leur travail terminé, les Massorètes ont détruit les anciens manuscrits qui n'avaient plus aucune utilité. (Info à confirmer).
- Tiqqun soferim : il s'agit de traditions relatives à une modification du texte oppérée par des scribes au cours de la copie. Ces traditions ne se trouvent pas dans les manuscrits, mais dans d'autres documents. Suivant les documents, on relève 8, 11 ou 18 tiqqun soferim pour tout l'AT (Ex : Jb 32.3 à Dieu remplacé par Job).
Les manuscrits hébreux
a- Les manuscrits de Qumrân
- Découverts en 1947, par un berger qui cherchait une chèvre.
- Les manuscrits datent d'environ 200 à 100 avant JC.
- On a retrouvé des manuscrits d'au moins des parties de tous les livres de l'A.T. (sauf Esther).
- Il y a particulièrement un manuscrit complet d'Esaïe (1QIsa), d'environ 120 avant JC.
b- Quelques autres manuscrits
- Le Codex de Léningrad (appelé aussi Firkovitch) de la famille des manuscrits Ben Asher. Il date de 1009 ap. JC, et c'est le seul manuscrit complet de l'AT qu'on possède. Il sert de base pour les traductions de l'AT. Témoin du texte massorétique.
- Le Codex d'Alep : il date de 925 ap. JC, et ne contient pas le pentateuque. Témoin du texte massorétique.
- Le Codex des Prophètes de Pétrograd : il date de 916 ap. JC et ne contient que les livres des prophètes postérieurs.
- Le Codex du Caire : il date de 896 ap. JC et contient les livres des prophètes antérieurs et postérieurs. Témoin du texte massorétique.
- L'Oriental 4445 (du British Muséum) qui date d'environ 850 ap. JC (les points voyelles ont été rajoutés environ 1 siècle après) : il contient le pentateuque. Témoin du texte massorétique.
- Pentateuque Samaritain : il date vraisemblablement du VIIème ap. JC. On en a une copie à Cambridge, qui date du XIIème ap. JC. Ces manuscrits sont intéressants car ils ont suivi une filière de transmission indépendante des autres manuscrits (inimitié entre juifs et samaritains).
- Manuscrits de la Gheniza du Caire (environ 200 000) : comprennent de nombreux fragments de la Bible (plusieurs milliers) en hébreu et en araméen ainsi que des traductions en arabe datant pour la plupart des VIe, VIIe, VIIIe siècles après Jésus-Christ.
- Papyrus de Nash : date de 100 à 50 av. JC, et contient Ex 20.1-17 et Dt 6.4-9. Découvert en Egypte au début du 20ème.
- Rouleaux de Ketef Hinnom : ils datent d'environ 650 avant JC. Il s'agit de 2 courts textes bibliques (Nb 6.24-26) sur feuille d'argent. En plus du nom du possesseur qui est ajouté pour la bénédiction, il y a quelques petites différences avec le texte biblique.
La liste des livres du "Tanakh"
La Torah (תורה « Loi ») [également connue sous le nom de Pentateuque] se constitue de (5 livres) :
1. Bereshit (בראשית, « Au commencement »/Genèse) ;
2. Shemot (שמות, « Noms »/Exode) ;
3. Vayiqra (ויקרא, « Et Il appela »/Lévitique) ;
4. Bamidbar (במדבר, « Dans le désert »/Nombres) ;
5. Devarim (דברים, « Paroles »/Deutéronome).
Les Nevi'im (נביאים, « Prophètes ») sont (8 livres) :
Neviim rishonim (נביאים ראשונים )
6. Yehoshoua (יהושע, Josué)
7. Shoftim (שופטים, Juges)
8. Shemouel (שמואל, Livre de Samuel – I et II)
9. Melakhim (מלכים, Livre des Rois I et II)
Neviim aharonim (נביאים אחרונים)
10. Yeshayahou (ישעיהו, Isaïe)
11. Yrmeyahou (ירמיהו, Jérémie)
12. Yehezqel (יחזקאל, Ézéchiel)
13. Trei Assar (תרי עשר)
I. Hoshéa (הושע, Osée)
II. Yoël (יואל, Joël)
III. Amos (עמוס, Amos)
IV. Ovadia (עובדיה, Abdias)
V. Yona (יונה, Jonas)
VI. Mikha (מיכה, Michée)
VII. Nahoum (נחום, Nahum)
VIII. 'Havaqouq (חבקוק, Habacuc)
IX. Tsephania (צפניה, Sophonie)
X. Haggaï (חגי, Aggée)
XI. Zekharia (זכריה, Zacharie)
XII. Malakhi (מלאכי, Malachie)
Les Ketouvim (כתובים) consistent en (11 livres) :
14. Tehilim (תהילים, « Louanges »/Psaumes)
15. Mishlei (משלי, « Paraboles »/Proverbes)
16. Iyov (איוב, Job)
17. Shir Hashirim (שיר השירים, Cantique des cantiques)
18. Routh (רות, Ruth)
19. Eikha (איכה, « Où »/Lamentations)
20. Qohelet (קהלת, Ecclésiaste)
21. Esther ((אסתר
22. Daniel (דניאל)
23. Ezra - Nehemia (עזרא ונחמיה, Ezra wuNekhem'ya, Esdras et Néhémie)
24. Divrei Hayamim (דברי הימים, Chroniques I et II)
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