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KT ados - Séance du 14 mars 2009Par Rolpoup :: dimanche 08 mars 2009 à 16:26 :: KT Ados
Année 2008-2009 (Cf. Programme de l'année)
14 mars 2009 – Calvin : la foi réformée
Jean Calvin (Cauvin / latinisé = Calvinus, d’où en français Calvin !) est né en 1509 à Noyon, en Picardie, dans une famille religieuse. Son père travaillait au service des chanoines, en qualité de notaire.
A la mort de son père en 1531, Jean Calvin abandonne le droit pour les études de lettres. En 1532 il publie un commentaire du De Clementia de Sénèque.
C'est vers 1533 que s'effectue sa conversion religieuse. C’est l’année où il rédige, pour le recteur de l'Université de Paris Nicolas Cop un discours sur les Béatitudes d'après des textes d'Erasme et de Luther. Ce véritable plaidoyer en faveur de la Réforme vaut à Calvin et Cop une condamnation du Parlement. Calvin quitte Paris.
L'affaire des "placards" Dans la nuit du 17 octobre 1534, des "placards" sont apposés dans Paris, et jusque sur la porte de la chambre du roi François Ier à Amboise. Ces affiches de propagande faveur de la Réforme attaquaient avec véhémence la messe. Cet acte fut violemment réprimé et les partisans des idées de la Réforme furent conduits au bûcher. Les premières persécutions contre les protestants commencèrent.
En réaction à cette affaire, Calvin publie en 1536 à Bâle où il a fui Christianae Religionis Institutio (Institution de la religion chrétienne), son ouvrage majeur qu'il ne cessa de remanier sa vie durant. Il y expose avec force sa vision de la doctrine protestante. Le texte sera traduit en français en 1541 par Calvin lui-même.
Il forme ensuite le projet de se rendre à Strasbourg pour poursuivre ses études et transite par Genève où il ne compte passer qu'une nuit.
Première venue à Genève Sa présence à Genève est toutefois signalée au pasteur Guillaume Farel qui y avait établi la Réforme. Ce dernier convainc Calvin de rester à Genève pour consolider son œuvre. Calvin y organise la vie de l'Église naissante, fait promulguer des ordonnances, rédige une confession de foi et établit un catéchisme (Brève instruction chrétienne). Des querelles religieuses et politiques poussent une fois de plus Calvin à l'exil.
Années à Strasbourg Strasbourg l'accueille pendant quatre années (1537-1541). Calvin se consacre à l'étude et à l'écriture: seconde édition de l'Institution chrétienne, Commentaire sur l'Epître aux Romains et l'Epître à Sadolet (ce dernier invite dans une lettre les Genevois à revenir dans le giron de l'Eglise catholique). A Strasbourg, Calvin épouse Idelette de Bure. De cette union naquit Jacques qui mourut en bas âge. Elle meurt en 1549.
Retour à Genève En 1540, les partisans de Farel et de Calvin prient ce dernier de revenir à Genève. Il faudra l'insistance de Farel, mais aussi de Bâle et Zurich pour que Calvin se laisse fléchir. Le 15 septembre 1541, il remonte en chaire à la cathédrale Saint-Pierre et reprend l'explication de l'Ecriture sainte à l'endroit exact où il l'avait laissée quatre ans plus tôt. Sa première réalisation fut la rédaction des Ordonnances, véritable constitution de l'Eglise genevoise. Elles établissent les quatre ministères à la base de l'Eglise réformée: les pasteurs, les docteurs, les anciens et les diacres. Les pasteurs ont la charge de la prédication et du catéchisme. Les docteurs préparent les candidats tant au ministère qu'au gouvernement civil. Les anciens, des laïcs, exercent avec les pasteurs la discipline doctrinale et morale dans le Consistoire, sorte de tribunal de police spirituelle. Les diacres ont eux pour mission de s'occuper des malades et des pauvres et sont en charge des hôpitaux.
Un nouveau catéchisme, plus complet que celui de 1537, est écrit en 1542. Calvin fait aussi paraître à cette époque un Petit traité de la sainte cène où est exposée sa doctrine sur ce sacrement.
Durant les vingt-trois années passées à Genève, Calvin assure quotidiennement une prédication à la cathédrale Saint-Pierre ainsi qu'un enseignement théologique. Ces années genevoises sont celles d'un grand labeur. Calvin entretiendra aussi une correspondance très importante.
A Genève, le combat de Calvin se fait sur deux fronts : les moeurs et la doctrine.
L'affaire Servet. Les conflits furent nombreux. Le plus connu est l’affaire Servet. Poursuivi par l’Inquisition pour son refus du dogme la Trinité, et arrêté à Vienne, Servet est jugé par contumace et condamné. Il parvient à s'évader et gagne Genève où il est arrêté. Un long procès commence où Calvin intervient sur la polémique théologique. Servet sera condamné par la ville, après consultation d’autre villes, au bûcher et brûlé vif à Champel, selon la loi de l’époque (Ordonnance Carolina de Charles Quint en vigueur à Genève – cf. C. Strohm, in Calvin et le calvinisme, Labor & Fides, p. 272).
Calvin et le Conseil fondent le Collège et l'Académie en 1559. Ce projet tenait à cœur à Calvin qui souhaitait fonder à Genève un enseignement supérieur pour la formation des pasteurs. Théodore de Bèze devint le recteur de l'Académie qui comptait dans ses rangs d'illustres professeurs. Le nombre d'étudiants atteignit rapidement plusieurs centaines.
Quatre ans avant sa mort seulement, Calvin obtient la bourgeoisie (citoyenneté) genevoise ; l'équivalent de la nationalité, signe sans doute que les Genevois le considérèrent longtemps comme un réfugié français.
D'une santé précaire, les dernières années de sa vie furent particulièrement douloureuses, mais il poursuivait sa tâche. Il décède le 27 mai 1564. Ses funérailles au cimetière de Plainpalais furent d'une extrême simplicité. Sa sépulture nous est restée inconnue.
(D’après Feuille d'Avis Officielle -FAO- de l'Etat de Genève, 13 août 2003 /
Une idée clef : l’Alliance S’il fallait donner une idée centrale de l’apport de Calvin, ce pourrait être celle de l’Alliance : Dieu a scellé — avec Abraham — une Alliance par laquelle il s’engage pour notre salut. Cette Alliance ouvre la promesse dont Jésus-Christ marque l’accomplissement dans sa victoire sur la mort — « déclaré fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts ».
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