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KT ados - Séance du 26 mars 2011

Par Rolpoup :: lundi 21 mars 2011 à 18:48 :: KT Ados
 

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

 

 

X ) 26 mars 2011 La mort de Jésus

 

 

« Des ténèbres sur toute la terre »

 

Matthieu 27, 1-61

 Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort.

 Puis ils le lièrent, ils l’emmenèrent et le livrèrent au gouverneur Pilate.

 Alors Judas, qui l’avait livré, voyant que Jésus avait été condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens,

 en disant: "J’ai péché en livrant un sang innocent." Mais ils dirent: "Que nous importe! C’est ton affaire!"

 Alors il se retira, en jetant l’argent du côté du sanctuaire, et alla se pendre.

 Les grands prêtres prirent l’argent et dirent: "Il n’est pas permis de le verser au trésor, puisque c’est le prix du sang."

 Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour la sépulture des étrangers.

 Voilà pourquoi jusqu’à maintenant ce champ est appelé: Champ du sang.

 Alors s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie: Et ils prirent les trente pièces d’argent: c’est le prix de celui qui fut évalué, de celui qu’ont évalué les fils d’Israël.

10  Et ils les donnèrent pour le champ du potier, ainsi que le Seigneur me l’avait ordonné.

11  Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea: "Es-tu le roi des Judéens?" Jésus déclara: "C’est toi qui le dis";

12  mais aux accusations que les grands prêtres et les anciens portaient contre lui, il ne répondit rien.

13  Alors Pilate lui dit: "Tu n’entends pas tous ces témoignages contre toi?"

14  Il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était fort étonné.

15  A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu’elle voulait.

16  On avait alors un prisonnier fameux, qui s’appelait Jésus Barabbas.

17  Pilate demanda donc à la foule rassemblée: "Qui voulez-vous que je vous relâche, Jésus Barabbas ou Jésus qu’on appelle Messie?"

18  Car il savait qu’ils l’avaient livré par jalousie.

19  Pendant qu’il siégeait sur l’estrade, sa femme lui fit dire: "Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste! Car aujourd’hui j’ai été tourmentée en rêve à cause de lui."

20  Les grands prêtres et les anciens persuadèrent les foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus.

21  Reprenant la parole, le gouverneur leur demanda: "Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?" Ils répondirent: "Barabbas."

22  Pilate leur demande: "Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle Messie?" Ils répondirent tous: "Qu’il soit crucifié!"

23  Il reprit: "Quel mal a-t-il donc fait?" Mais eux criaient de plus en plus fort: "Qu’il soit crucifié!"

24  Voyant que cela ne servait à rien, mais que la situation tournait à la révolte, Pilate prit de l’eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant: "Je suis innocent de ce sang. C’est votre affaire!"

25  Tout le peuple répondit: "Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants!"

26  Alors il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le livra pour qu’il soit crucifié.

27  Alors les soldats du gouverneur, emmenant Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28  Ils le dévêtirent et lui mirent un manteau écarlate;

29  avec des épines, ils tressèrent une couronne qu’ils lui mirent sur la tête, ainsi qu’un roseau dans la main droite; s’agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: "Salut, roi des Judéens!"

30  Ils crachèrent sur lui, et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête.

31  Après s’être moqués de lui ils lui enlevèrent le manteau et lui remirent ses vêtements. Puis ils l’emmenèrent pour le crucifier.

32  Comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon; ils le requirent pour porter la croix de Jésus.

33  Arrivés au lieu-dit Golgotha, ce qui veut dire lieu du Crâne,

34  ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire.

35  Quand ils l’eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort.

36  Et ils étaient là, assis, à le garder.

37  Au-dessus de sa tête, ils avaient placé le motif de sa condamnation, ainsi libellé: "Celui-ci est Jésus, le roi des Judéens."

38  Deux bandits sont alors crucifiés avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche.

39  Les passants l’insultaient, hochant la tête

40  et disant: "Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix!"

41  De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient:

42  "Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même! Il est Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui!

43  Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit: Je suis Fils de Dieu!

44  Même les bandits crucifiés avec lui l’injuriaient de la même manière.

45  A partir de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures.

46  Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte: "Eli, Eli, lema sabaqthani," c’est-à-dire Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?"

47  Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant: "Le voilà qui appelle Elie!"

48  Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre; et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire.

49  Les autres dirent: "Attends! Voyons si Elie va venir le sauver."

50  Mais Jésus, criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’esprit.

51  Et voici que le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent;

52  les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent:

53  sortis des tombeaux, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de gens.

54  A la vue du tremblement de terre et de ce qui arrivait, le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus furent saisis d’une grande crainte et dirent: "Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu."

55  Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance; elles avaient suivi Jésus depuis les jours de Galilée en le servant;

56  parmi elles se trouvaient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

57  Le soir venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.

58  Cet homme alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre.

59  Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans une pièce de lin pur

60  et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher; puis il roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.

61  Cependant Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.

 

 

Des ignorants en train de se moquer, des signes du monde éternel en train d'entrer dans l'histoire. Signes à la fois terrifiants et merveilleux : le voile du Temple se déchire, la terre tremble, des tombeaux s'ouvrent.

 

Et en premier lieu, « des ténèbres sur toute la terre » (27:45).

 

*

 

Comme le disait le Psaume 2, tous se sont ligués contre le Messie ; et, au jour de la crucifixion, sans vraiment s'en rendre compte. Les responsables d'Israël, censés être les représentants d'une nation farouchement opposée au paganisme romain, se montrent à présent fort proches des Romains !

 

Le conflit apparaît comme celui qui oppose ceux qui ont des positions élevées et bien assises au peuple dont l'espérance qu'il porte en Jésus commence à être jugée par trop dangereuse. Et finalement, les chefs religieux parviendront à retourner le peuple contre celui qui est porteur de quelque chose de bien plus grand que ses faibles espérances.

 

Le prétexte religieux qu'ont invoqué les prêtres pour livrer Jésus est le « blasphème » : il s'est identifié au Fils de l'Homme du livre de Daniel (Matt. 26:64-65). Ce Fils de l'Homme est un personnage céleste, image éternelle de Dieu.

 

Les Sadducéens, que sont les prêtres d’alors, ne croient probablement pas à ce « Fils de l'Homme », être céleste qui existe avant que le monde soit, auquel croit le peuple. Et pourtant lorsque Jésus s'applique à lui-même une citation de Daniel sur le Fils de l'Homme, le grand prêtre crie au blasphème. Pour leurs manœuvres, les prêtres et les partisans du roi Hérode, à la botte des Romains, et adversaires privilégiés de Jésus, peuvent fort bien s'accommoder de la croyance populaire au Fils de l'Homme céleste et éternel.

 

Mais voilà que cet être céleste devient concret, en Jésus Christ ; la chose peut devenir dangereuse, surtout si ce Jésus rassemble les espérances du peuple ; et d'autant plus que les Romains s'en inquiètent.

 

Mais le Fils de l'Homme auquel croit le petit peuple est un personnage céleste. On s'attend à le voir descendre du ciel dans le Temple ; Jésus, déjà au désert, a refusé la tentation de se présenter ainsi, de se présenter en héros triomphant (Matt. 4:5-7). Or ce Jésus en train de comparaître n'a vraiment pas l'apparence du héros céleste, image éternelle de Dieu : il est au contraire humilié, méprisé, apparemment impuissant. Sa prétention à la filiation divine, sa référence au titre divin de Fils de l'Homme peut sembler on ne peut plus blasphématoire : ce prétendu Fils de l'Homme n'a pas fière allure ! Rien d’un guerrier.

 

Et le comportement du grand prêtre, sa manœuvre pour retourner le peuple va marcher. Jésus n'admet aucune concession : surtout pas aux Romains et à leurs partisans au pouvoir, mais pas non plus à ceux qui veulent renverser les Romains par les armes, nombreux sans doute parmi le peuple : ce n'est pas par la force, mais par l'Esprit de Dieu et par la douceur que le Royaume espéré sera instauré.

 

La crainte la plus forte est celle des prêtres : « s'il continue les Romains vont nous détruire ». On le livrera donc aux Romains.

 

*

 

Et de cette façon s'explique l'attitude de Pilate. Pilate ne comprend pas : « qu'as-tu fait, que les tiens te livrent à moi ? » « Moi je ne suis pas juif... vous avez votre Loi, etc. » Sous-entendu : « réglez donc cela entre vous ! »

 

Et Pilate s'affolera de plus en plus. Les grands prêtres d'une nation censée être anti-romaine iront jusqu'à confesser n'avoir de roi que César (selon Jean 19:15) ! Pilate ne peut qu'y trouver confirmation dans son sentiment qu'il y a mystère derrière le procès de cet homme.

 

*

 

Le problème que pose Jésus est renforcé par son silence devant ce Pilate perplexe : son Royaume n'est pas de ce monde. En d'autres termes : les grands prêtres, quoique Judéens, qui me livrent à toi, et les Romains, même combat.

 

La Vérité est d'au-delà des trop petites attentes des pouvoirs passagers de ce monde qui passe. La Vérité ne peut qu'être exclue, condamnée, mais cette condamnation qui est son triomphe, triomphe par rapport au monde.

 

Lorsque le Christ est exclu du monde, c'est le monde et celui qui le séduit, le diable, qui est jeté hors de sa lumière : « il y eut des ténèbres sur toute la terre ». Lorsque le monde de la vanité, de l'apparence, et des pouvoirs passagers, s'imagine réduire à l'impuissance celui dont il cloue les mains, il ignore tout de ce qui est en train de se passer : Dieu est en train d'élever Jésus dans sa gloire par cette crucifixion (cf. Jean 12:32-33).

 

Lorsque la lumière du monde est élevée de la terre, la terre entre dans les ténèbres (27:45).

 

Alors Dieu fait éclater la Vérité. Mieux peut-être que Pilate au procès, le centurion entrevoit cela et en conçoit de la crainte : « Il était vraiment le Fils de Dieu » (27:54).

 

Au milieu des cris et des moqueries, c'est là que Dieu se révèle. C'est là, là seulement qu'il ne peut qu'être. Là est son parti : la justice, la pureté, fût-elle voilée dans les sarcasmes : là est la puissance de Dieu.

 

*

 

Il est celui qui est qui était et qui vient, celui-là même qui a versé son sang, voici qu'il vient sur les nuées (Apocalypse 1:5-8).

 

Car son sang versé, c’est-à-dire sa mort, est par sa résurrection la source de notre salut, de note accès à l’éternité, selon le vrai sens de ce qu’a dit le peuple : « Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants! » (27:25). Malgré l’affreux contresens de la lecture historique de cette prière du peuple, il n’y a rien d’autre que salut et bénédiction de Dieu sous le sang versé pour que nous ayons la vie. Bénédiction et non pas malédiction !

 

*

 

Il nous est ainsi montré étrangement, infiniment proche, jusqu’à la mort, lui qui est cette Parole éternelle demeurant avec Dieu avant la fondation du monde.

 

RP

 

 

 

 

 

 

 

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