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Programme KT ados 2011-2012

Par Rolpoup :: samedi 24 mars 2012 à 16:31 :: KT Ados

KT ados - Séance du 4 juin 2011

Par Rolpoup :: jeudi 25 août 2011 à 0:00 :: KT Ados

 

Année 2010-2011

 


 

XIV ) 4 juin 2011 Jésus parmi nous

 

 

Le secret n’est pleinement levé pour la foi des croyants qu’au dimanche de Pâques : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du temps » promet le Ressuscité (Matthieu 28, 20)… Alors se réalise ce que Pierre, Jean et Jacques avaient perçu en un éclair, lors de la transfiguration de Jésus.

 

Ce dévoilement est là comme un don qui vaut pour toute humanité, voire pour toute créature ! — doté d’une valeur qui relève de l’infini, et que l’apparence ne fait que voiler.

 

C’est ce qui permet à l’Evangile de Jean de s’ouvrir sur ce qui vaut dès les origines des temps (Jean 1, 1-4 & 14) :

 

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2  Elle était au commencement avec Dieu. 3  Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. 4  En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. […]

14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

 

C’est cela qui est dévoilé depuis le dimanche de Pâques, pour un tout nouveau retentissement de la promesse du Royaume.

 

 

Ainsi, désormais, « du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ; fondez vos pensées en haut, non sur la terre. Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire » (Colossiens 3, 1-4).

 

Lorsque au matin de Pâques, les femmes ont reçu ce signe : « le corps n’était pas là » ; le signe est chargé de cette promesse — qui retentit jusqu’à nous : « je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du temps ».

 

« Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne. » (Matthieu 16, 28). Cette promesse donnée par Jésus huit jours avant sa transfiguration vaut à présent pour quiconque la reçoit de la foi au Ressuscité, présent avec nous jusqu’à la fin des temps.

 

RP

 

 

 

KT ados - Séance du 21 mai 2011

Par Rolpoup :: mercredi 18 mai 2011 à 11:50 :: KT Ados

 

 

Année 2010-2011

 

 

 


 

XIII ) 21 mai 2011 Le Ressuscité

 

3) « Il fit route avec eux »

 

 

Luc 24, 13-35

13  Et voici que, ce même jour, deux d’entre [les disciples] se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem.

14  Ils parlaient entre eux de tous ces événements.

15  Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux;

16  mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

17  Il leur dit: "Quels sont ces propos que vous échangez en marchant?" Alors ils s’arrêtèrent, l’air sombre.

18  L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit: "Tu es bien le seul à séjourner à Jérusalem qui n’ait pas appris ce qui s’y est passé ces jours-ci!" -

19  "Quoi donc?" leur dit-il. Ils lui répondirent: "Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en action et en parole devant Dieu et devant tout le peuple:

20  comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié;

21  et nous, nous espérions qu’il était celui qui allait délivrer Israël. Mais, en plus de tout cela, voici le troisième jour que ces faits se sont passés.

22  Toutefois, quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés: s’étant rendues de grand matin au tombeau

23  et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu’elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant.

24  Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ce qu’ils ont trouvé était conforme à ce que les femmes avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu."

25  Et lui leur dit: "esprits sans intelligence, cœurs lents à croire tout ce qu’ont déclaré les prophètes!

26  Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela et qu’il entrât dans sa gloire?"

27  Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.

28  Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui fit mine d’aller plus loin.

29  Ils le pressèrent en disant: "Reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée." Et il entra pour rester avec eux.

30  Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna.

31  Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible.

32  Et ils se dirent l’un à l’autre: "Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Écritures?"

33  A l’instant même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem; ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,

34  qui leur dirent: "C’est bien vrai! Le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon."

35  Et eux racontèrent ce qui s'était passé et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.

 

 

 

 

Les disciples d’Emmaüs se sont dans un premier temps peu arrêtés à ce qu’ont dit les femmes revenant du tombeau. Ils mentionnent bien cela, dans leur dialogue avec le Christ qui marche avec eux et qu’ils ne reconnaissent pas : « quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés » (v. 22)…

 

*

 

Mais qu’est-ce qui empêche les disciples d’Emmaüs de reconnaître le Ressuscité, leur maître, qu’ils ont côtoyé trois jours avant ?

 

Ni l’un, ni l’autre ne reconnaît Jésus… Ni Cléopas, ni... Mais au fait, l’autre, qui est-il ? Mais ma question est-elle la bonne ? Peut-être, mais pas sûr… Et s’il fallait demander : qui est-elle ? Ainsi posée la question dévoile un a priori tel qu’il ne nous trouble même pas : nous sommes convaincus que le second disciple est un homme, ce que le texte ne dit pas ! Comme les disciples ne reçoivent pas ce que dit l’Écriture que l’inconnu leur explique. Quelque chose leur a échappé, et des Écritures, et de l’inconnu, le Ressuscité !

 

C’est ainsi que nous imposons au texte quelque chose qu’il ne dit pas, et qui nous empêche peut-être de voir de qui il s’agit ! L’autre disciple, pas nommé, pourrait être tout simplement Mme Cléopas, qui invite Jésus à sa table… Un couple de disciples. Étrange ? On n’y avait pas pensé ? Et pourtant, M. et Mme invitant Jésus chez eux... Quoi de bizarre ? Mais on n’y a pas pensé…

 

Eh bien c’est quelque de ce genre qui empêche les deux disciples de reconnaître Jésus ! Ils savent à quoi on doit s’attendre : à rien, concernant celui qui vient de mourir ! Il est mort ! Du coup, ils ne le voient pas, ils ne le reconnaissent pas…

 

Et nous ? Comment imaginons-nous Jésus ? Rien qu’au plan physique. En général de la façon qu’a induite en nous toute une tradition iconographique… Pour un occidental de nos jours, disons assez grand, teint clair, cheveux châtains, yeux clairs. Cela pour rester au plan physique et seulement pour illustrer la difficulté des disciples. Éventuellement son physique était tout autre. Peut-être était-il noir. Ils ne sont pas rares parmi les juifs de l’époque biblique : la femme de Moïse, une Éthiopienne, celle de Salamon selon le Cantique, etc.

 

Mais la vraie difficulté n’est pas l’apparence physique... Les disciples d'Emmaüs ont côtoyé Jésus : ils connaissaient son physique. Mais lorsque, ressuscité, il leur apparaît… ils ne le reconnaissent pas !

 

Troublante résurrection. Trop troublante…

 

Voilà que l'éternité déferle dans notre temps, depuis un dimanche de Pâques, dont on choisit aisément de ne pas en voir les conséquences.

 

Ce qui jaillit par la résurrection du Christ, c’est que la Création elle-même est une anomalie, un miracle de gratuité ; qui bouleverse nos façons d'avoir toujours tout à acheter, à prouver, à mériter, à dissimuler.

 

Chose toujours surprenante ; qui ouvre sur ce qu’on ne soupçonnait pas.

 

Les disciples d’Emmaüs avaient un point de vue sur Jésus. Limitatif. Comme le nôtre. Et lorsqu’il apparaît tel qu’il est, on ne le reconnaît donc pas : ah, s’il pouvait se montrer d'une façon qui ne nous surprenne pas ! Mais notre cœur ne brûle-t-il pas au dedans de nous, comme engourdi ?

 

*

 

Et ce qui est vrai du Christ, devient, en lui, vrai aussi de chacun de ceux qu’il nous donne de côtoyer et que l’on a pris l’habitude de regarder toujours comme d’habitude.

 

“Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous ?” — ou : “n’était-il pas engourdi” ?

 

Notre cœur ne brûle-t-il pas au-dedans de nous quand nous ne reconnaissons pas l’image de Dieu dans celui ou celle, à côté de nous, que nous cantonnons dans les jugements définitifs que nous avons pris l’habitude de porter sur lui, sur elle ?

 

Mais Jésus, lui, est le ressuscité, il est la résurrection. Il a la puissance de transformer nos regards comme ceux des disciples d’Emmaüs. C'est au moment de la fraction du pain, moment de partage, d'intimité, que les disciples reconnaissent Jésus.

 

Pour les disciples d'Emmaüs, ils ont perçu la vérité. Pour eux, plus rien à prouver.

 

Pour nous aussi, au dimanche de Pâques l'éternité du Christ nous a rejoints.

 

R.P.

 

 

 

 

 

KT ados - Séance du 7 mai 2011

Par Rolpoup :: mardi 03 mai 2011 à 10:47 :: KT Ados

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

 


XII ) 7 mai 2011 Le Ressuscité

 


2) Christ est ressuscité !


 

Matthieu 28, 1-10

1  Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre.

2  Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus.

3  Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme neige.

4  Dans la crainte qu’ils en eurent, les gardes furent bouleversés et devinrent comme morts.

5  Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : "Soyez sans crainte, vous. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié.

6  Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit; venez voir l’endroit où il gisait.

7  Puis, vite, allez dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voilà, je vous l’ai dit."

8  Quittant vite le tombeau, avec crainte et grande joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.

9  Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : "Je vous salue." Elles s’approchèrent de lui et lui saisirent les pieds en se prosternant devant lui.

10  Alors Jésus leur dit : "Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront."

 

Colossiens 3, 1-4

1  Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ;

2  fondez vos pensées en haut, non sur la terre.

3  Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu.

4  Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.

 

 

 

« Votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu », écrit l’Apôtre.

 

Qu’est-ce qui nous constitue, que sommes-nous en réalité ? En réponse à cette question, nous confondons aisément notre être avec notre enveloppe temporelle.

 

Mais que dit l’Ange aux femmes dans la clarté du dimanche de Pâques ? « Il n’est pas ici ». Et pour qu’on ne s’y trompe pas, le corps, de toute façon, n’est pas là. Ce corps, cette enveloppe, qu’il a dépouillée à la croix.

 

Il a dépouillé le corps temporel, provisoire, douloureux, et il s’est relevé d’entre les morts. Et pour que cela soit bien clair, le tombeau est vide : l’Ange en roule la pierre pour que l’on n’y reste pas. La mission commence où demeurent les vôtres, les êtres humains, elle est où vous êtes envoyés.

 

*

 

« Il n’est pas ici » : c’est ce qu’a dit l’Ange aux femmes. Allez chez vous, allez au bout du monde, il vous y précède.

 

« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu ». « Vous êtes ressuscités avec le Christ. » Notre vrai être n’est pas où l’on pourrait croire, mais est « caché ».

 

Cela ne rend pas nos corps insignifiants. Ils sont la manifestation visible de ce que nous sommes de façon cachée, en haut. Et le lieu de la solidarité. Le corps que le Christ s’est vu tisser dans le sein de la Vierge Marie dit dans notre temps ce qu’il est devant Dieu, et qui apparaît dans sa résurrection.

 

Il est un autre niveau de réalité, celui qui apparaît dans la résurrection. Nous en sommes aussi, à notre tour de façon cachée.

 

Et « quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire ».

 

*

 

Vous connaissez la tradition de la souris : la souris qui vient emporter la dent de lait qu’a perdue l’enfant. Nos dents de lait (et nos dents d’adultes) sont-elles une partie de nous-même ? Réponse spontanée : oui, bien sûr ! Ah ! bon ? Quand on perd une dent, une partie de notre être part-elle avec la dent ? Réponse tout aussi certaine : non évidemment !

 

Au matin, la dent emportée par la souris n’est plus là, remplacée par la promesse d’un lendemain de grand. Avec un cadeau, déposé à la place de la dent par la souris ; la souris qui par là, tel l’Ange du dimanche de Pâques, dit ainsi silencieusement : ne cherche plus ta dent, ton passé d’enfant est un peu mort cette nuit avec elle ; mais console-t-en par ce cadeau, et pars pour demain : ta vraie vie est cachée dans ton demain.

 

La caravelle de Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas quitter l’enfance, s’envole définitivement. Et les combats à la recherche d’un tombeau vide ne sont qu’autant de duels contre le capitaine Crochet du monde imaginaire ; autant de poursuites d’une dent que la souris a définitivement emportée.

 

Lorsqu’au matin de Pâques, les femmes ont reçu ce signe : « le corps n’était pas là ». Il vous précède là où il vous envoie. Ici ce n’est pas la souris, mais Dieu lui-même qui donne ce signe.

 

Ni cadavre au tombeau ni caravelle de Peter Pan. Vous êtes morts avec Jésus et ressuscités avec lui.

 

« Votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. » C’est là qu’est notre vrai être.

R.P.

 

 

KT ados - Séance du 9 avril 2011

Par Rolpoup :: mardi 05 avril 2011 à 18:42 :: KT Ados

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

 

 

XI ) 9 avril 2011 Le Ressuscité

 

 

1) Jésus est la résurrection. La mort ne pourra pas le retenir…

 

Jean 11

1  Il y avait un homme malade ; c’était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.

2  Il s’agit de cette même Marie qui avait oint le Seigneur d’une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux; c’était son frère Lazare qui était malade.

3  Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : "Seigneur, ton ami est malade."

4  Dès qu’il l’apprit, Jésus dit : "Cette maladie n’est pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : c’est par elle que le Fils de Dieu doit être glorifié."

5  […] Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.

6  Cependant, alors qu’il savait Lazare malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
[…]

17  À son arrivée, Jésus trouva Lazare [mort].
[…]

21  Marthe dit à Jésus : "Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

22  Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera."

23  Jésus lui dit : "Ton frère ressuscitera."

24  — "Je sais, répondit-elle, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour."

25  Jésus lui dit : "Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi vivra, quand bien même il serait mort ;

26  et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas pour toujours. Crois-tu cela ?"

27  — "Oui, Seigneur, répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde."

28  Là-dessus, elle partit appeler sa sœur Marie et lui dit tout bas : "Le Maître est là et il t’appelle."

29  A ces mots, Marie se leva immédiatement et alla vers lui.

30  Jésus, en effet, n’était pas encore entré dans le village; il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.

31  Les Judéens étaient avec Marie dans la maison et ils cherchaient à la consoler. Ils la virent se lever soudain pour sortir, ils la suivirent: ils se figuraient qu’elle se rendait au tombeau pour s’y lamenter.

32  Lorsque Marie parvint à l’endroit où se trouvait Jésus, dès qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit: "Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort."

33  Lorsqu’il les vit se lamenter, elle et les Judéens qui l’accompagnaient, Jésus frémit intérieurement et il se troubla.

34  Il dit: "Où l’avez-vous déposé?" Ils répondirent: "Seigneur, viens voir."

35  Alors Jésus pleura;

36  et les Judéens disaient: "Voyez comme il l’aimait!"

37  Mais quelques-uns […] dirent: "Celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle n’a pas été capable d’empêcher Lazare de mourir."

38  Alors, à nouveau, Jésus frémit intérieurement et il s’en fut au tombeau; c’était une grotte dont une pierre recouvrait l’entrée.

39  Jésus dit alors: "Enlevez cette pierre." Marthe, la sœur du défunt, lui dit: "Seigneur, il doit déjà sentir… Il y a en effet quatre jours…"

40  Mais Jésus lui répondit: "Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?"

41  On ôta donc la pierre. Alors, Jésus leva les yeux et dit: "Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé.

42  Certes, je savais bien que tu m’exauces toujours, mais j’ai parlé à cause de cette foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé."

43  Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte: "Lazare, sors!"

44  Et celui qui avait été mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus dit aux gens: "Déliez-le et laissez-le aller!"

 

 

« Cette maladie n’est pas pour la mort », affirme Jésus. Et il attend encore deux jours pour aller rejoindre les deux sœurs de Lazare. « Cette maladie n’est pas pour la mort » a-t-il dit ; et pourtant, Lazare meurt, au point que Jésus arrive quatre jours après son inhumation.

 

Jésus s’est-il trompé ? C’est ce qu’ont pu penser certains de ses disciples et de ceux qui l’accompagnent. Nous qui savons la suite, savons aussi que décidément, non, Jésus ne s’est pas trompé. Mais pour l’heure… Quoiqu’il en soit, le texte ne nous dit rien à ce sujet. L’heure n’est point aux reproches sur le passé.

 

Jésus arrive donc, tard, à Béthanie ; et là, pointent les reproches ! — non pas sur ce qu’il a prononcé concernant la maladie de Lazare, mais sur son retard. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Pointe de reproche évidemment, mais chargée de foi tout de même : « maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera », ajoute-t-elle.

 

« Ton frère ressuscitera », répond alors Jésus. Parole naturelle, peut penser Marthe, dans ce contexte, Marthe qui confesse alors sa foi, celle de son catéchisme, quoi : « Oui je sais qu’il ressuscitera au dernier jour ». Oui je crois à la résurrection des morts ; et puisqu’il le faut, je m’en consolerai…

 

Sachant qui est Jésus, ce qu’on attendait de lui — « si tu avais été ici, Lazare ne serait pas mort » — on a de quoi concevoir une certaine déception : une affirmation sur la foi commune au sujet de la résurrection future !

 

Oui, certes, tout cela est vrai, mais voilà que la parole de Jésus avait une tout autre portée ; ce que Jésus va montrer en signe en Lazare, pour nous tous.

 

En ressuscitant Lazare, c’est-à-dire en le faisant accéder dès aujourd’hui au dernier jour, au jour du Royaume de Dieu, Jésus accomplit une chose qui s’adresse, à travers Marthe et sa sœur Marie, à nous tous. Il en donne à présent la parole à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi vivra quand bien même il sera serait mort ».

 

Lazare est, par Jésus, vivant, en sa présence, en la présence du Fils de Dieu. Et cela vaut aussi pour Marthe, Marie, et nous tous.

 

Pouvons-nous entendre cette parole ? « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi vivra, quand bien même il serait mort ; et celui qui vit et croit en moi ne mourra pas pour l’éternité. »

 

Et Marthe croit ; par sa foi en lui, elle entre aujourd’hui toujours dans sa présence, présence de celui qui est la résurrection et la vie.

 

La résurrection de Lazare en sera le signe. En l’espèce, par le signe de ce que le passage par la destruction du corps n’enlève rien à ce que Jésus est la résurrection et la vie. Ce pourquoi il avait pu dire : « cette maladie n’est pas pour la mort » !

 

« Crois-tu cela ? » a-t-il demandé à Marthe. — « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ».

 

À ce moment-là, Marthe sait : elle, et Lazare, sont passés de la mort à la vie par la foi en Jésus. « Là-dessus, poursuit le texte — nous l’avons entendu — ; là-dessus, elle partit appeler sa sœur Marie et lui dit tout bas : "Le Maître est là et il t’appelle" ». Que chacun de nous l’entende aujourd’hui, cette parole : « Le Maître est là et il t’appelle ».

 

*

 

« A ces mots, Marie se leva immédiatement et alla vers lui » (v. 29).

 

À présent, Jésus est face à la mort qui a atteint Lazare. « Jésus pleura », dit le texte — le plus court verset des Écritures (v.35).

 

Il va alors poser le signe inouï qui annonce pour nous tous ce en quoi sa résurrection au dimanche de Pâques donne tout son sens à notre foi :

« vous êtes ressuscités avec le Christ. Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu », dira Paul (Colossiens 3, 1 & 4). « si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8, 11).

 

« Lazare, sors ! » Lazare a entendu et a obéi : il est sorti de la mort.

 

Dernier signe de ce que dont l’Évangile de la résurrection et de la liberté libère vraiment, fait vraiment entrer dès aujourd’hui dans la vie nouvelle du ressuscité celui qui entend la voix du Ressuscité et obéi à son ordre, son commencement : « sors de ta tombe de ce qui te lie ! » ; dernier signe que rien ni personne ne saurait y faire obstacle — Jésus s’adresse à ceux qui sont présents : « Déliez-le, et laissez le aller ».

R.P.

 

 

 

 

 

 

KT ados - Séance du 26 mars 2011

Par Rolpoup :: lundi 21 mars 2011 à 18:48 :: KT Ados
 

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

 

 

X ) 26 mars 2011 La mort de Jésus

 

 

« Des ténèbres sur toute la terre »

 

Matthieu 27, 1-61

 Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort.

 Puis ils le lièrent, ils l’emmenèrent et le livrèrent au gouverneur Pilate.

 Alors Judas, qui l’avait livré, voyant que Jésus avait été condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens,

 en disant: "J’ai péché en livrant un sang innocent." Mais ils dirent: "Que nous importe! C’est ton affaire!"

 Alors il se retira, en jetant l’argent du côté du sanctuaire, et alla se pendre.

 Les grands prêtres prirent l’argent et dirent: "Il n’est pas permis de le verser au trésor, puisque c’est le prix du sang."

 Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour la sépulture des étrangers.

 Voilà pourquoi jusqu’à maintenant ce champ est appelé: Champ du sang.

 Alors s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie: Et ils prirent les trente pièces d’argent: c’est le prix de celui qui fut évalué, de celui qu’ont évalué les fils d’Israël.

10  Et ils les donnèrent pour le champ du potier, ainsi que le Seigneur me l’avait ordonné.

11  Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea: "Es-tu le roi des Judéens?" Jésus déclara: "C’est toi qui le dis";

12  mais aux accusations que les grands prêtres et les anciens portaient contre lui, il ne répondit rien.

13  Alors Pilate lui dit: "Tu n’entends pas tous ces témoignages contre toi?"

14  Il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était fort étonné.

15  A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu’elle voulait.

16  On avait alors un prisonnier fameux, qui s’appelait Jésus Barabbas.

17  Pilate demanda donc à la foule rassemblée: "Qui voulez-vous que je vous relâche, Jésus Barabbas ou Jésus qu’on appelle Messie?"

18  Car il savait qu’ils l’avaient livré par jalousie.

19  Pendant qu’il siégeait sur l’estrade, sa femme lui fit dire: "Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste! Car aujourd’hui j’ai été tourmentée en rêve à cause de lui."

20  Les grands prêtres et les anciens persuadèrent les foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus.

21  Reprenant la parole, le gouverneur leur demanda: "Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?" Ils répondirent: "Barabbas."

22  Pilate leur demande: "Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle Messie?" Ils répondirent tous: "Qu’il soit crucifié!"

23  Il reprit: "Quel mal a-t-il donc fait?" Mais eux criaient de plus en plus fort: "Qu’il soit crucifié!"

24  Voyant que cela ne servait à rien, mais que la situation tournait à la révolte, Pilate prit de l’eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant: "Je suis innocent de ce sang. C’est votre affaire!"

25  Tout le peuple répondit: "Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants!"

26  Alors il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le livra pour qu’il soit crucifié.

27  Alors les soldats du gouverneur, emmenant Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28  Ils le dévêtirent et lui mirent un manteau écarlate;

29  avec des épines, ils tressèrent une couronne qu’ils lui mirent sur la tête, ainsi qu’un roseau dans la main droite; s’agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: "Salut, roi des Judéens!"

30  Ils crachèrent sur lui, et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête.

31  Après s’être moqués de lui ils lui enlevèrent le manteau et lui remirent ses vêtements. Puis ils l’emmenèrent pour le crucifier.

32  Comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon; ils le requirent pour porter la croix de Jésus.

33  Arrivés au lieu-dit Golgotha, ce qui veut dire lieu du Crâne,

34  ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire.

35  Quand ils l’eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort.

36  Et ils étaient là, assis, à le garder.

37  Au-dessus de sa tête, ils avaient placé le motif de sa condamnation, ainsi libellé: "Celui-ci est Jésus, le roi des Judéens."

38  Deux bandits sont alors crucifiés avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche.

39  Les passants l’insultaient, hochant la tête

40  et disant: "Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix!"

41  De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient:

42  "Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même! Il est Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui!

43  Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit: Je suis Fils de Dieu!

44  Même les bandits crucifiés avec lui l’injuriaient de la même manière.

45  A partir de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures.

46  Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte: "Eli, Eli, lema sabaqthani," c’est-à-dire Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?"

47  Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant: "Le voilà qui appelle Elie!"

48  Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre; et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire.

49  Les autres dirent: "Attends! Voyons si Elie va venir le sauver."

50  Mais Jésus, criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’esprit.

51  Et voici que le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent;

52  les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent:

53  sortis des tombeaux, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de gens.

54  A la vue du tremblement de terre et de ce qui arrivait, le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus furent saisis d’une grande crainte et dirent: "Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu."

55  Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance; elles avaient suivi Jésus depuis les jours de Galilée en le servant;

56  parmi elles se trouvaient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

57  Le soir venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.

58  Cet homme alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre.

59  Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans une pièce de lin pur

60  et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher; puis il roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.

61  Cependant Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.

 

 

Des ignorants en train de se moquer, des signes du monde éternel en train d'entrer dans l'histoire. Signes à la fois terrifiants et merveilleux : le voile du Temple se déchire, la terre tremble, des tombeaux s'ouvrent.

 

Et en premier lieu, « des ténèbres sur toute la terre » (27:45).

 

*

 

Comme le disait le Psaume 2, tous se sont ligués contre le Messie ; et, au jour de la crucifixion, sans vraiment s'en rendre compte. Les responsables d'Israël, censés être les représentants d'une nation farouchement opposée au paganisme romain, se montrent à présent fort proches des Romains !

 

Le conflit apparaît comme celui qui oppose ceux qui ont des positions élevées et bien assises au peuple dont l'espérance qu'il porte en Jésus commence à être jugée par trop dangereuse. Et finalement, les chefs religieux parviendront à retourner le peuple contre celui qui est porteur de quelque chose de bien plus grand que ses faibles espérances.

 

Le prétexte religieux qu'ont invoqué les prêtres pour livrer Jésus est le « blasphème » : il s'est identifié au Fils de l'Homme du livre de Daniel (Matt. 26:64-65). Ce Fils de l'Homme est un personnage céleste, image éternelle de Dieu.

 

Les Sadducéens, que sont les prêtres d’alors, ne croient probablement pas à ce « Fils de l'Homme », être céleste qui existe avant que le monde soit, auquel croit le peuple. Et pourtant lorsque Jésus s'applique à lui-même une citation de Daniel sur le Fils de l'Homme, le grand prêtre crie au blasphème. Pour leurs manœuvres, les prêtres et les partisans du roi Hérode, à la botte des Romains, et adversaires privilégiés de Jésus, peuvent fort bien s'accommoder de la croyance populaire au Fils de l'Homme céleste et éternel.

 

Mais voilà que cet être céleste devient concret, en Jésus Christ ; la chose peut devenir dangereuse, surtout si ce Jésus rassemble les espérances du peuple ; et d'autant plus que les Romains s'en inquiètent.

 

Mais le Fils de l'Homme auquel croit le petit peuple est un personnage céleste. On s'attend à le voir descendre du ciel dans le Temple ; Jésus, déjà au désert, a refusé la tentation de se présenter ainsi, de se présenter en héros triomphant (Matt. 4:5-7). Or ce Jésus en train de comparaître n'a vraiment pas l'apparence du héros céleste, image éternelle de Dieu : il est au contraire humilié, méprisé, apparemment impuissant. Sa prétention à la filiation divine, sa référence au titre divin de Fils de l'Homme peut sembler on ne peut plus blasphématoire : ce prétendu Fils de l'Homme n'a pas fière allure ! Rien d’un guerrier.

 

Et le comportement du grand prêtre, sa manœuvre pour retourner le peuple va marcher. Jésus n'admet aucune concession : surtout pas aux Romains et à leurs partisans au pouvoir, mais pas non plus à ceux qui veulent renverser les Romains par les armes, nombreux sans doute parmi le peuple : ce n'est pas par la force, mais par l'Esprit de Dieu et par la douceur que le Royaume espéré sera instauré.

 

La crainte la plus forte est celle des prêtres : « s'il continue les Romains vont nous détruire ». On le livrera donc aux Romains.

 

*

 

Et de cette façon s'explique l'attitude de Pilate. Pilate ne comprend pas : « qu'as-tu fait, que les tiens te livrent à moi ? » « Moi je ne suis pas juif... vous avez votre Loi, etc. » Sous-entendu : « réglez donc cela entre vous ! »

 

Et Pilate s'affolera de plus en plus. Les grands prêtres d'une nation censée être anti-romaine iront jusqu'à confesser n'avoir de roi que César (selon Jean 19:15) ! Pilate ne peut qu'y trouver confirmation dans son sentiment qu'il y a mystère derrière le procès de cet homme.

 

*

 

Le problème que pose Jésus est renforcé par son silence devant ce Pilate perplexe : son Royaume n'est pas de ce monde. En d'autres termes : les grands prêtres, quoique Judéens, qui me livrent à toi, et les Romains, même combat.

 

La Vérité est d'au-delà des trop petites attentes des pouvoirs passagers de ce monde qui passe. La Vérité ne peut qu'être exclue, condamnée, mais cette condamnation qui est son triomphe, triomphe par rapport au monde.

 

Lorsque le Christ est exclu du monde, c'est le monde et celui qui le séduit, le diable, qui est jeté hors de sa lumière : « il y eut des ténèbres sur toute la terre ». Lorsque le monde de la vanité, de l'apparence, et des pouvoirs passagers, s'imagine réduire à l'impuissance celui dont il cloue les mains, il ignore tout de ce qui est en train de se passer : Dieu est en train d'élever Jésus dans sa gloire par cette crucifixion (cf. Jean 12:32-33).

 

Lorsque la lumière du monde est élevée de la terre, la terre entre dans les ténèbres (27:45).

 

Alors Dieu fait éclater la Vérité. Mieux peut-être que Pilate au procès, le centurion entrevoit cela et en conçoit de la crainte : « Il était vraiment le Fils de Dieu » (27:54).

 

Au milieu des cris et des moqueries, c'est là que Dieu se révèle. C'est là, là seulement qu'il ne peut qu'être. Là est son parti : la justice, la pureté, fût-elle voilée dans les sarcasmes : là est la puissance de Dieu.

 

*

 

Il est celui qui est qui était et qui vient, celui-là même qui a versé son sang, voici qu'il vient sur les nuées (Apocalypse 1:5-8).

 

Car son sang versé, c’est-à-dire sa mort, est par sa résurrection la source de notre salut, de note accès à l’éternité, selon le vrai sens de ce qu’a dit le peuple : « Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants! » (27:25). Malgré l’affreux contresens de la lecture historique de cette prière du peuple, il n’y a rien d’autre que salut et bénédiction de Dieu sous le sang versé pour que nous ayons la vie. Bénédiction et non pas malédiction !

 

*

 

Il nous est ainsi montré étrangement, infiniment proche, jusqu’à la mort, lui qui est cette Parole éternelle demeurant avec Dieu avant la fondation du monde.

 

RP

 

 

 

 

 

 

 

KT ados - Séance du 19 février 2011

Par Rolpoup :: lundi 14 février 2011 à 17:51 :: KT Ados

 

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

 

 

IX )   19 février 2011


 

L’enseignement et les faits et miracles de Jésus

 

 

3) Un signe de pardon et de renouvellement

 

 

Marc 2, 1-12

1  Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capernaüm, et l'on apprit qu'il était à la maison.

2  Une foule de gens s'assembla, si bien qu'il ne restait plus de place, pas même dehors devant la porte. Jésus leur donnait son enseignement.

3  Quelques hommes arrivèrent, lui amenant un paralysé porté par quatre d'entre eux.

4  Mais ils ne pouvaient pas le présenter à Jésus, à cause de la foule. Ils ouvrirent alors le toit au-dessus de l'endroit où était Jésus ; par le trou qu'ils avaient fait, ils descendirent le paralysé étendu sur sa natte.

5  Quand Jésus vit la foi de ces hommes, il dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »

6  Quelques sages, maîtres de la loi, qui étaient assis là, pensaient en eux-mêmes :

7  « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il fait insulte à Dieu. Qui peut pardonner les péchés ? Dieu seul le peut ! »

8  Jésus devina aussitôt ce qu'ils pensaient et leur dit : « Pourquoi avez-vous de telles pensées ?

9  Est-il plus facile de dire au paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou de dire : “Lève-toi, prends ta natte et marche” ?

10  Mais je veux que vous le sachiez : le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés. » Alors il adressa ces mots au paralysé :

11  « Je te le dis, lève-toi, prends ta natte, et rentre chez toi ! »

12  Aussitôt, tandis que tout le monde le regardait, l'homme se leva, prit sa natte et partit. Ils furent tous frappés d'étonnement ; ils louaient Dieu et disaient : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! »

 

 

*

 

Tout d'abord, imaginons la scène. Quatre plans principaux, quatre niveaux dont les acteurs vont chacun intervenir : d'abord, le cercle le plus extérieur, la foule. Au centre, Jésus. Entre ces deux plans, le paralysé et ses amis qui se sont démenés farouchement pour venir à Jésus, d'une part ; et les sages, de l’autre.

 

Jésus prononce une parole qui laisse tout le monde pantois : "Tes péchés sont pardonnés" — ce que tu as mal fait —, dit-il au paralytique. Étonnement de la foule, bien sûr, mais aussi, en premier lieu, du paralysé, et — bien sûr — des sages.

 

Le paralysé, tout d'abord. Mettons-nous à sa place. On imagine que lui — avec ses amis —,attendait autre chose qu'une déclaration de pardon des péchés. Sachant la réputation de Jésus qui a attiré cette foule nombreuse, il est peut-être déçu, dans un premier temps, étant venu chercher autre chose qu'une telle déclaration.

 

Autres acteurs qui entrent alors en jeu : les sages. Eux, leur trouble est d'une autre nature : qui peut pardonner, sinon Dieu seul ? demandent-ils. Que sait-on du mal subi par autrui ? Il est des offenses dont les conséquences sont si graves que Dieu seul peut en avoir la mesure, et donc que lui seul peut en envisager le pardon. C’est vrai de toute offense, au fond : qui peut la mesurer pour autrui ?

 

Si ma paix est à ce prix : pardonner de tout mon cœur l'offense qui m'a été faite, qui suis-je pour exiger d'autrui qu'il pardonne des offenses qui ne m'ont pas été faites à moi et, à plus forte raison, pour carrément octroyer le pardon pour le tort qui ne m'a pas été fait à moi ?! Jésus exagère, pensent les sages.

 

Et là se place le second coup d'éclat, après la première provocation : la guérison du paralysé. Lui est content, probablement ! Mais Jésus laisse l’assistance de plus en plus perplexe. Le pardon aurait-il été un préalable pour la guérison ? Jésus confirmerait-il indirectement ce vieux discours faux, qui voudrait que maladie ou handicap soient bien mérités par leurs victimes ? Genre : ils ne l'ont pas volé ! Discours parfois actuel sous couleur d'ordre médical : cancer ? Fumeur ou autre. Sida ? Qu’a-t-il fait pour ça ? Etc. Façons de dire :il ne l’a pas volé. Pour le paralytique du texte, pareil : faut-il soupçonner une faute cachée ?…

 

Jésus ne dit rien de cela. Le pardon n’est pas pour pouvoir le guérir ensuite ! Est-ce à dire alors que le pardon est considéré par Jésus comme moindre chose que la guérison d'une paralysie ? Le paralysé, lui, et on le comprend, peut être attiré par cette idée, suite au miracle : il marche et cela peut lui suffire !

 

En fait, par ces deux coups d'éclats successifs, sa parole de pardon et son miracle, Jésus montre tout autre chose. C'est le pardon, libération infinie, qui est la chose importante, primordiale. Les sages le savent. Et, pour appuyer la chose, la souligner encore, pour que tous voient, Jésus renvoie le paralysé guéri !

 

Les sages sont abasourdis : qui est donc celui-ci ? La foule, l'acteur extérieur, réapparaît alors pour leur donner la réponse : "Nous n'avons jamais rien vu de pareil" ; et tous s’émerveillent de ce que Dieu a fait.

 

Alors celui-ci, Jésus, le Fils de l'homme qui est dans les cieux, est ce que l'on soupçonne. Il a réellement le pouvoir de pardonner les fautes. Par lui, le Royaume de Dieu s'est bien approché. Les cieux s'ouvrent...

 

Reprenons la scène initiale : une foule compacte. Tous se pressent, faisant fi de la chaleur, de la transpiration, des odeurs, de l'ambiance... Il y a là plus important que nos fiertés et nos répugnances, on le pressent, on le sait. Et voilà les amis de notre paralysé, bien décidés à présenter leur homme à Jésus, malgré la difficulté. Ils dégarnissent le toit. Regards désapprobateurs. Persistance quand même ; ils réussissent enfin à présenter leur ami à Jésus. Et là apparaît l'immensité de la grâce, de la faveur de Dieu : voyant leur foi, dit le texte, leur foi à eux, Jésus déclare le pardon des péchés de leur ami. Il n'est pas sauvé par sa foi, mais bien par la grâce, signifiée non pas à sa foi à lui, mais à celle de ses amis.

 

Si nous hésitons encore sur le poids de la prière, sur le poids de la confiance en la grâce, sur toute la solidarité, de prière donc, déjà, qu'elle permet, alors écoutons bien cela : voyant leur foi, celle de ses amis, Jésus dit au paralysé : « Tes péchés sont pardonnés ».

 

La foi des uns vient au secours des autres. Le paralysé est sauvé à cause de la foi de ses amis. Ou plutôt de la faveur de Dieu qui précède tous les appels qu’on lui adresse. Il n'y a pas à compter sur notre justice, aussi grande soit-elle ; il n'y a pas à compter sur notre foi, aussi grande la croirions-nous. Notre secours est en Dieu seul et en la faveur qu'il nous a montrée en Jésus-Christ, le même qui, ressuscité, est vivant aujourd'hui au milieu de nous.

 

Le Fils de l'homme, Jésus, a sur la terre pouvoir pour pardonner.

R.P

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KT ados - Séance du 5 février 2011

Par Rolpoup :: mardi 01 février 2011 à 12:10 :: KT Ados

 

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

 

VIII )   5 février 2011

— L’enseignement et les faits et miracles de Jésus

 

 

2) Sel de la terre et lumière du monde

 

 

Mt 5:13-16
13  « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel perd sa saveur, comment redeviendra-t-il du sel ? Il ne vaut plus rien; on le jette dehors et il est foulé aux pieds par les hommes.
14  « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une hauteur ne peut être cachée.
15  Quand on allume une lampe, ce n’est pas pour la mettre sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
16  De même, que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. »

 

 

« Que votre lumière brille devant les humains afin qu’ils voient vos œuvres bonnes ». Quel rapport entre cette parole de Jésus et celle qu’il donne quelques versets plus loin (ch. 6, v. 1 sq.) : « gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus, autrement vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux » ?


Dans l’une il invite, Jésus invite ses disciples au secret ! « Gardez-vous de pratiquer votre justice pour être vus » — « Que votre lumière brille devant tous »… Y aurait-il contradiction ? En fait, il faut plutôt voir que les deux paroles s'expliquent l'une par l'autre.

 

Dans les deux cas Jésus invite à prendre au sérieux le message de la Bible. En commençant par ce que dit le Psaume 119, v. 11 : « Je serre ta promesse / ta parole dans mon cœur afin de ne pas pécher contre toi ». Et alors seulement ce qu’il attend de nous se produira, et se verra, sans qu’on le sache ou qu’on le veuille.

Autrement dit, il ne s’agit pas de faire voir une pratique religieuse particulière, qui au fond ne change rien à la situation du monde. Là s'explique la question du sel qui perd sa saveur, en fait qui est « devenu fou », dans le texte grec — et la question de la lampe cachée.

 

La lampe et le sel sont deux illustrations que donne Jésus pour expliquer ce qu’il veut dire : une lampe et faite pour éclairer. Le sel pour empêcher la corruption (en un temps où on ne pratique pas la réfrigération) et pour donner du goût…

 

Une lampe est faite pour éclairer, la chose est claire. On ne la cache pas. Et la lumière vient de l’intérieur de la lampe. Comme la lumière de la parole de Dieu rayonne depuis le cœur qui la reçoit : « Je serre ta parole dans mon cœur ».

 

Quant au sel, il ne sert pas s’il est « devenu fou », littéralement : qu’est-ce à dire ? — « devenu fou » ? Je vois une seule façon pour le sel de « devenir fou » : se prendre pour une fin en soi. Cela peut se faire de deux façons : soit le sel s’imagine qu’il est le plat à lui tout seul, la chose la plus importante, et que du coup il faut en mettre beaucoup (ce qui, en fait, gâte le plat), soit s’imaginant toujours qu’il est une fin en soi, il s’imagine qu’il n’a qu’à rester dans la salière pour servir par exemple, tout seul, à être goûté en entrée ou au dessert…

 

Dans les deux cas le sel est de venu fou parce qu’il se prend pour autre chose que du sel. Il n’a pas perdu de goût comme on l’imagine (le sel ne perd pas son goût !). Mais il s’est pris la tête dans la salière.

 

 

En fait le sel est peu de chose (et à l’époque en Israël, il ne coûtait pas très cher — pensez : la mer morte est à côté), mais il a une fonction bien précise : assaisonner le reste de la nourriture : c’est tout et c’est essentiel, outre son usage anti-corruption. C’est le rôle de Jérusalem, c’est le rôle des disciples, notre rôle si nous avons entendu cet appel. Et c’est de la sorte que nous serons lumière du monde. C’est ainsi que le rôle de Jérusalem, ville sur la montagne, ou bien de l’Eglise, est d'être comme un grain de sel dans les rouages du monde, qui tourne trop bien, mais de travers.

 

Au temps où Jésus parle, la menace de se voir foulée aux pieds par les hommes, par les nations, comme le sel « devenu fou », est proche. Le jour de la destruction du Temple approche... Le jour où on abandonne des pratiques devenues par trop manifestement inutiles, voire corrompues, est proche. Le jour où, au lieu d'être des témoins de la lumière du Christ, on devient une partie, négligeable et méprisée, d’un vécu de vanité, est proche : c'est le jour de l'exil loin de Dieu, le jour de l'amertume et de l'engloutissement de la Vérité dans la nostalgie des jours où le soleil était lumière, des jours où le sel donnait du goût — relevait les plats (entendez les encéphalogrammes plats, signe de décomposition).

 

Il est ici question de vivre la foi, il est question d’une nourriture de l'être intérieur par les exigences d'une Loi qui dérange visiblement — et point une pratique qui s’affiche et dont personne n'a que faire ; ou plutôt dont tous se frottent les mains : celle de chrétiens qui ne dérangent personne — ne risquant pas d'être persécutés : chacun ses manies, quoi ! — les chrétiens comme les autres.

 

Tout semble aller bien, personne ne dérange ni ne prend trop de risques. Chacun se fait remarquer par telle ou telle pratique traditionnelle, fût-elle « ostentatoire ». Tout le monde a certes bien repéré qui est qui par la différence des rites. Mais ce n’est pas là ce que Dieu attend de nous. Il attend de nous que nous écoutions sa Parole, ses commandements, ses promesses, pour que l’image du Christ, la Lumière du monde et le sel de la terre, apparaisse en nous, qu’une vraie différence se fasse jour.

 

Le disciple du Christ ne se différencie pas par ses rites — Jésus avait les mêmes que les autres en Israël de son temps —, il se différencie par son écoute de la Parole de Dieu et tout ce qui en découle, tout ce qui s’en suit : depuis le refus des petites combines religieuses jusqu’à l’acceptation d’être critiqué pour les avoir refusées, ou calomnié comme Jésus par quiconque serait déçu de ne pas nous voir encourager des situations confortables mais pas claires, c’est-à-dire toutes les attitudes qui visent à s’arranger avec la Loi de Dieu et ses exigences, à en arrondir les angles qui nous gênent — à ne plus rien saler ni préserver, comme du mauvais sel.

R.P.
 

 

 


 

Prière pour l'unité

Par Rolpoup :: mardi 18 janvier 2011 à 12:24 :: KT Ados

Dans la cadre de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens,

Une journée oecuménique est organisée le samedi 22 janvier à Villeneuve-Loubet, église St-Christophe (en face de la Marina) pour les enfants de l’école biblique de 10h00 à 16h00.

Pas de catéchisme ados à Antibes

Le soir aura lieu, pour tous, une célébration oecuménique à la cathédrale de Vence à 18h00.

 

KT ados - Séance du 8 janvier 2011

Par Rolpoup :: mardi 04 janvier 2011 à 12:25 :: KT Ados

 

 

 

 

 

 

 

Année 2010-2011

 

 

 

VII )   8 janvier 2011

— L’enseignement et les faits et miracles de Jésus

 

 

1) La tentation au désert

 

 

 

Matthieu 4, 1-11
1  Alors Jésus fut conduit par l’Esprit au désert, pour être tenté par le diable.
2  Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim.
3  Le tentateur s’approcha et lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains."
4  Mais il répliqua: "Il est écrit: Ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu."
5  Alors le diable l’emmène dans la Ville Sainte, le place sur le faîte du temple
6  et lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour t’éviter de heurter du pied quelque pierre."
7 Jésus lui dit: "Il est aussi écrit: Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu."
8  Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne; il lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire
9  et lui dit: "Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m’adores."
10  Alors Jésus lui dit: "Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Le Seigneur ton Dieu tu adoreras et c’est à lui seul que tu rendras un culte."
11 Alors le diable le laisse, et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.


 

*

 

Le désert apparaît comme le lieu de la tentation, le lieu du déchaînement du souffle de la destruction, le diable.

 

La tentation prenant pour chacun de nous la figure de ce que nous sommes, pour Jésus, comme Messie, sa tentation sera dans la question : de quelle façon devenir dans les faits le Messie qu’il est. Par des raccourcis injustes pour s’imposer ?

 

Quant à chacun de nous aussi, la tentation nous assaille par ce qui nous concerne. Pas être le Messie bien sûr. Savoir qui nous sommes, pour savoir où sont nos tentations, les façons de vouloir tout, tout de suite…

 

*

 

Au cœur de nos tentations, de celle de Jésus comme de toute tentation, est la suggestion d'être tout par-soi-même, d’avoir tout, tout de suite, de nier toute faiblesse, d’être définitivement et immédiatement satisfait …

 

*

 

Pour Jésus, cela se manifeste en premier lieu par la tentation du changement des pierres en pains : n'avoir plus de manque, être comblé et le montrer. Avec en écho, la référence à la manne au désert au temps de Moïse, le pain qui tombe du ciel : « montre que tu en es le maître et le dispensateur ! » suggère le souffle tentateur…

La tentation pour Jésus, est alors de se croire complet par soi et au fond sans Dieu. Mais l'homme vrai est humble.

 

Jésus ne s'y trompe pas : pour lui qui est pourtant irréprochable, point question d'être un homme complet par soi, ni de se faire passer pour tel : l'homme vit de la parole de Dieu, extérieure à lui ; pour Jésus la parole de sa vocation de sa Messie. Et être le Messie passe par l'humilité ; jusqu’à la crucifixion. Jésus ne deviendra pas roi, Messie, par sa propre force. Là, déjà, il a vaincu, il a surmonté l'essentiel de sa tentation.

 

Les deux tentations inverses suivantes ; être le Messie par un coup d’éclat ou par la soumission au diable sont deux voies que Jésus refusera. « C'est par mon Esprit, pas par la force », dit le Seigneur — ni coup d’éclat, ni par un raccourci diabolique.

 

 

 

 

Coup d’éclat : car c’est ce que Jésus se voit proposer par le souffle tentateur : il y avait alors un courant populaire qui attendait la descente du Messie depuis le ciel dans le Temple. La tentation est forte : saute dans le Temple, depuis son sommet. Force le destin. Force les choses. Messie que tu es, les anges te porteront, et tout le peuple te reconnaîtra et sera avec toi pour te porter au pouvoir, en place des dirigeants corrompus et de l’occupant romain.

 

La tentation de s'imaginer chasser les Romains ! Comme si, au-delà des Romains, le problème n’était pas plus profond. Forcer les choses… Ce qui était vrai il y a deux mille ans l'est aussi aujourd'hui.

 

Pour Jésus pas question de tenter Dieu. Pas question de succomber à une tentation si évidemment suicidaire, pour le peuple et pour lui, figurée ici par l'idée de se jeter du haut du Temple.

 

 

 

 

Le diable invite donc à présent Jésus à l'adorer. Là, il s'agit d'idolâtrie, d'abandon du culte de Dieu (rappelons-nous la réponse de Jésus : « tu adoreras Dieu seul ») ; idolâtrie donc, et à l'époque, il s'agit par là indirectement d'alliance avec l'idolâtrie au pouvoir, avec la divinité qu'est César, et donc de collaboration avec les Romains. L’inverse du coup de force, mais qui revient au même.

 

Le satan est — l'illusoire — prétendu propriétaire des royaumes de ce monde : c'est, en effet, que l'Empire romain domine le monde entier d'alors. Il suffirait à Jésus de s'allier à l'Empire par un simple compromis religieux pour s'assurer le règne sur Israël, un compromis qui tout de même revient à adorer le diable, sous la figure de César — Jésus ne s’y trompe pas.

 

Mais me direz-vous, quel sens cela a-t-il aujourd'hui : les idoles romaines n'ont-elles pas disparu, à commencer par César lui-même ? Sous cette forme, bien sûr ! Mais ne nous y trompons pas, l'idole centrale selon le Nouveau testament, idole que tous adorent, n'a pas pour temple les lieux de culte officiels. Elle a un nom, rappelé plus tard par Jésus : Mammon. L’argent qui promet tout, tout de suite. Et pour laquelle se commettent toutes les violences.

 

C'est la figure de la tentation la plus terrible par laquelle le diable réclame l'adoration. Par elle, il a un pouvoir mondial, représenté à l'époque par l'Empire romain, depuis longtemps écroulé, mais qui a bien des successeurs. Mais reconnaissables au fond. Dans la promesse menteuse du « toujours plus » !

 

*

 

Ici, la tentation que Jésus a surmontée pour nous se dévoile : être l'homme sans humilité, tout par soi, pouvant tout, tout de suite. Or, Jésus est Fils de Dieu justement de par sa relation, éternelle, avec Dieu par qui il est ce qu’il est.

 

Et Jésus ne succombe pas. Voulons être quelqu’un à qui tout est donné, tout est dû ? Caprice et repli boudeur : « je veux tout ». Contre cette tentation, la tentation d'être tout par soi, Jésus, le Messie selon Dieu, n'a pas succombé à la tentation d’être le Messie par soi-même ou par les puissants de ce monde. Jésus a vaincu, dans une éternité qui s'accomplira sur la croix.

 

 

 

 

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