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KT ados - Séance du 27 mars 2010Par Rolpoup :: samedi 27 mars 2010 à 8:10 :: KT Ados
L’entrée dans la Terre promise après l’Exode supposait une organisation de la Cité selon les Principes de la Loi de Liberté, la Loi de Dieu. Les choses ne se sont pas passées ainsi. On ne vit pas spontanément selon la Loi, mais selon ses propres désirs. C’était vrai à l’époque, mais pas seulement. Paul redira : « Vous avez été appelés à la liberté. Seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon les désirs de votre propre nature. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres. Le livre des Juges, qui relate la période qui suit l’Exode se termine en ces termes : « À cette époque, il n’y avait pas de roi en Israël et chacun agissait comme il lui semblait bon. » (Juges 21, 25).
Désemparé, le peuple va donc demander un roi au prophète Samuel. En ces termes : « Désigne donc un roi pour nous gouverner, comme cela se fait chez tous les autres peuples." * Ici apparaît l’opposition entre roi et prophètes, début d’une série de mises en garde : « Samuel rapporta les paroles du Seigneur à ceux qui lui avaient demandé un roi: Bref, le roi mettra certainement de l’ordre, mais à quel prix !
D’une institution jugée ambiguë, la royauté, Dieu fera sortir un bien, comme il l’avait fait avec l’exil en Égypte ; selon cette façon qu’a Dieu de procéder : « Vous aviez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien » (Genèse 50, 20). * Le rôle des prophètes sera de lire les « signes des temps », ce que fait Dieu, le bien qu’il projette, la paix qu’il dessine, à travers les chemins ambigus des hommes. Et qu’au bout du compte Dieu soit reconnu comme la source de toute justice : « Si nous prétendons être sans fautes, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. KT ados - Séance du 13 mars 2010Par Rolpoup :: jeudi 04 mars 2010 à 10:07 :: KT Ados
2) Et nous avons vu que la Loi a aussi, bien sûr, une signification politique : « vous organiserez la Cité nouvelle selon ces préceptes ». C’est un aspect de la Loi que l’on retrouve à d’autres époques, comme à l’occasion les Déclarations des Droits de l’Homme de l’époque moderne (voir la séance du 28 janvier). D’où l’idée des révolutionnaires français d’inscrire les Droits de l’Homme sur des Tables similaires à celles qui représentaient les Tables du Décalogue. 3) La Loi biblique se veut essentiellement une fonction « normative », visant à promouvoir dans nos vies un comportement d’hommes et de femmes libres : « Je suis le Seigneur ton Dieu, c’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte où tu étais esclave. » (Exode 20, 2). « Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres. Tenez bon, donc, ne vous laissez pas de nouveau réduire en esclavage » (Galates 5, 1). « Aujourd’hui je place devant vous la vie et le bonheur d’une part, la mort et le malheur d’autre part. […] Oui, je vous avertis solennellement aujourd’hui, le ciel et la terre m’en sont témoins: je place devant vous la vie et la bénédiction d’une part, la mort et la malédiction d’autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants » (Deutéronome 30, 15 & 19).
Deux moments d’usage de la Loi comme « norme », ou comme chemin de liberté : — L’appel d’Abraham, qui est donné comme un ordre, et qui ne se réalise que par l’obéissance : « va, quitte » (Genèse 12, 1), comme racine de l’ordre de sortie d’Égypte, de la Pâque. — La résurrection de Lazare. Un ordre lui est donné par Jésus, comme annonce de la nouvelle Pâque : « Sors » (Jean 11, 43). Lazare n’est libéré de la mort que par son obéissance, par son choix de la vie, selon le commandement de la Loi. Sous cet angle la loi est injonction, proposition positive. Trouvez d’autres exemples d’injonction à marcher vers la liberté, vers la vie…
Sous un second angle, la Loi est interdit, marque de limites au-delà desquelles il ne faut pas aller. Les limites sont aussi les conditions d’exercice de la Liberté : « Ne retourne pas à l’esclavage ». « Choisis la vie », s’accompagne de « ne choisis pas la mort » ! ![]()
Comme interdit, cela correspond à la dixième parole : tu ne convoiteras pas (voir aussi Matthieu ch. 5). Comme injonction, cela correspond à la première parole, qui est à la fois une promesse (Dieu est celui qui libère) et le rappel d’une bonne nouvelle (ce que signifie « évangile ») : « je t’ai libéré de l’esclavage ». KT ados - Séance du 27 février 2010Par Rolpoup :: vendredi 26 février 2010 à 9:55 :: KT Ados
VI ) 27 février 2010 — la promesse et le Royaume Nous avons laissé le peuple des Hébreux, lors de notre dernière séance, au lendemain de sa sortie d’Égypte, de sa libération. Le chemin ne fait, alors, que commencer. La terre promise n’est pas atteinte. Le peuple sera voué à une longue errance au désert.
Qu’est-ce qui a empêché le peuple d’atteindre la terre promise ? Qu’est-ce qui nous empêche d’atteindre la plénitude du bonheur ?
I. Le désert et l’attente de la réalisation de la promesse : Obstacles à la promesse : — 1. Sombrer dans la nostalgie de ce qu’on a laissé du temps de l’ancien esclavage : Exode 16, 2-4 & 14-15 : 2 Dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël murmura contre Moïse et Aaron. 3 Les fils d’Israël leur dirent: "Ah! si nous étions morts de la main du SEIGNEUR au pays d’Egypte, quand nous étions assis près du chaudron de viande, quand nous mangions du pain à satiété! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour laisser mourir de faim toute cette assemblée!" 4 Le SEIGNEUR dit à Moïse: "Du haut du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. […] 14 Alors, sur la surface du désert, il y avait quelque chose de fin, de crissant, quelque chose de fin tel du givre, sur la terre. 15 Les fils d’Israël regardèrent et se dirent l’un à l’autre: "Mân hou?" (Qu’est-ce que c’est?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit: "C’est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger. Nombre 11, 18-20 18 […] vous avez fait entendre cette plainte au SEIGNEUR: Qui nous donnera de la viande à manger? Nous étions si bien en Egypte! Le SEIGNEUR va donc vous donner de la viande, vous allez en manger; 19 et vous n’en mangerez pas seulement un jour ou deux, ni même cinq, dix ou vingt; 20 mais tout un mois, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines, jusqu’à ce que vous en ayez la nausée. Nombres 11:31 Un vent envoyé par le SEIGNEUR se leva; de la mer, il amena des cailles qu’il abattit sur le camp et tout autour. — 2. Ne pas observer la Loi donnée pour empêcher de retomber dans ce dont on a été libéré : Renaissance de l’idolâtrie : Exode 21, 18 – 32, 4 : 21, 18 Lorsque Dieu eut terminé de s’entretenir avec Moïse sur le mont Sinaï, il lui remit les deux tablettes de pierre sur lesquelles il avait écrit lui-même les commandements.
32, 1-4 : 1 Lorsque les Israélites virent que Moïse tardait à redescendre de la montagne, ils se réunirent auprès d’Aaron et lui dirent: "Allons, fabrique-nous un dieu qui marche devant nous, car nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte." 2 Aaron leur répondit: "Prenez les boucles d’or qui ornent les oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi." 3 Tous les Israélites ôtèrent leurs boucles d’oreilles en or et les remirent à Aaron. 4 Celui-ci les prit, les fit fondre, versa l’or dans un moule et fabriqua une statue de veau. Alors les Israélites s’écrièrent: "Voici notre Dieu, qui nous a fait sortir d’Égypte!"
— 3. Ne pas croire à la possibilité de la réalisation de la promesse : Nombre 13, 17 – 14, 3 : 13, 17-32 : 17 Au moment d’envoyer [des explorateurs], Moïse leur dit: […] 18 examinez la situation de la contrée. […] 21 Ces hommes partirent donc du désert […] pour aller explorer le pays […] 22 Ils pénétrèrent dans le pays par le sud […] 23 Ils [y] ils coupèrent une branche de vigne portant une grappe de raisin. Ils la placèrent, avec des grenades et des figues, sur une sorte de brancard qu’ils portaient à deux. […] 26 Ils revinrent auprès de Moïse, d’Aaron et de la communauté d’Israël […]. 27 Voici ce qu’ils racontèrent à Moïse: Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. C’est vraiment un pays qui regorge de lait et de miel. En voici quelques fruits. 28 Seulement ceux qui l’habitent sont puissants, et les villes sont très grandes et bien fortifiées. Nous y avons même vu les descendants du géant Anac. […] 31 […] Nous ne pouvons pas attaquer ces gens, ils sont bien plus forts que nous! 32 Et ils commencèrent à dénigrer devant les Israélites le pays qu’ils avaient exploré. […] 14, 1-3 : 1 Toute la nuit les Israélites crièrent et pleurèrent. 2 Ils protestaient contre Moïse et Aaron, leur disant: Ah, si seulement nous étions morts en Égypte, ou dans ce désert! 3 Pourquoi le Seigneur nous conduit-il dans un tel pays? Nous y mourrons dans des combats, nos femmes et nos enfants feront partie du butin des vainqueurs. Ne vaudrait-il pas mieux pour nous retourner en Égypte?
II. La faveur de Dieu et le Royaume promis : Le désert comme temps de formation et d’éducation — Osée 2:14 : « je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur. » — 1. Jusqu’à sa réalisation, le Royaume est promesse. Il ne se trouve pas dans la nostalgie de ce qui ne reviendra pas. La route du paradis perdu est à jamais fermée (Genèse 3:24). Quoi que ce soit qui ait été perdu : l’abondance de l’Égypte, le temps heureux de l’enfance, d’avant le déménagement, ou autre. La Promesse de Dieu est devant nous (Hébreux 11, 27 : « Par la foi, Moïse quitta l’Égypte sans craindre la colère du roi et, en homme qui voit celui qui est invisible, il tint ferme »). — 2. Nos désobéissances mêmes, signe de ce que nous sommes faibles, comme le peuple marchant au désert, éloignés du Royaume de Dieu, nous enseignent à demander le secours de Dieu. En nous disant l’Idéal, la Loi nous permet de découvrir combien nous en sommes éloignés : c’est « l’usage pédagogique de la Loi » (évoqué précédemment – p. 24) : la loi nous conduit à demander le secours de Dieu. — 3. Garder la foi, la confiance en Dieu. Hébreux 11, 1 : « Mettre sa foi en Dieu, c’est être sûr de ce que l’on espère, c’est être convaincu de la réalité de ce que l’on ne voit pas. » Actes 2:39 : « Car la promesse de Dieu a été faite pour vous et vos enfants, ainsi que pour tous ceux qui vivent au loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »
KT ados - Séance du 6 février 2010Par Rolpoup :: vendredi 29 janvier 2010 à 7:48 :: KT Ados
V ) 6 février 2010 — la libération Le peuple est allé en Égypte comme peuple de réfugiés économiques — pressés par la famine : Genèse 47:4 - Les Israélites dirent au Pharaon : « La famine pèse si lourdement sur le pays de Canaan, qu’il n’y a plus de pâturages pour nos troupeaux. Nous sommes venus ici comme immigrés. Veuille nous accorder le droit de nous installer dans la région de Gochen. » Vient un changement de dynastie en Égypte : Exode 1:8 – « Un nouveau roi commença à régner sur l’Égypte, mais il ne savait rien de Joseph. » L’hospitalité traditionnelle est mise à mal. Les immigrés — les descendants de Jacob/Israël devenus nombreux font peur : Exode 1:9 – « Il dit à son peuple: "Voyez, les Israélites forment un peuple plus nombreux et plus fort que nous. » Au point que l’on ira jusqu’à tenter de les exterminer : Exode 1:22 – « Alors le Pharaon ordonna à tout son peuple: "Jetez dans le Nil tout garçon hébreu nouveau-né! Ne laissez en vie que les filles! » L’esclavage s’est développé : Exode 1:11 – « Les Égyptiens désignèrent alors des chefs de corvées pour accabler le peuple d’Israël en lui imposant de rudes travaux. C’est ainsi que les Israélites durent construire les villes de Pitom et Ramsès pour y entreposer les réserves du Pharaon. » Le temps de la libération approche : Exode 3:7 – Le Seigneur dit: « J’ai vu comment on maltraite mon peuple en Égypte; j’ai entendu les Israélites crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, je connais leurs souffrances. » ![]() Dieu suscite un chef de file, Moïse — le buisson ardent : Exode 3:2 – « l’ange du Seigneur lui apparut dans une flamme, au milieu d’un buisson. Moïse aperçut en effet un buisson d’où sortaient des flammes, mais sans que le buisson lui-même brûle. » Le pouvoir pharaonique craint pour ses intérêts et veut maintenir à tout prix l’esclavage : Exode 5:2 – « Le Pharaon répondit: "Qui est ce Seigneur à qui je devrais obéir en laissant partir les Israélites? Je ne le connais pas et je ne vous laisserai pas partir!" » La libération ne pourra donc pas faire l’économie de la violence : Exode 9:14 – « cette fois-ci, je suis décidé à infliger toutes sortes de fléaux à toi, à ton entourage et à ton peuple, afin que tu saches que personne sur terre n’est comparable à moi. » Et ouvre sur la liberté, par le don de la Loi : Exode 12:14 – « D’âge en âge vous commémorerez cet événement par une fête solennelle pour m’honorer, moi, le Seigneur: ce sera pour vous une règle irrévocable. » La Loi de Moïse et nous : Le Décalogue et les Droits de l’Homme
« Décalogue » : le mot signifie « dix paroles ». Il est préférable à « dix commandements » puisque, contrairement aux neuf autres, la première parole : « Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai libéré de l’esclavage », n’est pas un commandement. Le Décalogue commence par une proclamation : Dieu donne la liberté au peuple qu’il s’est allié. C’est la part de Dieu dans le contrat de l’Alliance. La pratique des autres paroles est notre part. La liberté est donnée après la captivité. Elle met fin à une situation devenue insupportable, l’esclavage. La loi qui accompagne ce don de la liberté a pour fonction de nous éviter de retomber dans l’esclavage ou toute autre situation catastrophique.
Le peuple français connaissait une situation d’oppression et d’arbitraire sous une royauté absolue. En 1789, la situation devient insupportable. Un sursaut y met fin. Pour garantir la liberté reçue, une loi est proclamée, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Proclamée « sous les auspices de l’Être suprême », elle est présentée sur l’image de tables semblables à celles qui représentent le Décalogue. Ce n’est pas par hasard : don de liberté, suivi d’une loi pour que l’acquis ne se perde pas.
L’Europe, et à travers elle le monde, ont failli s’autodétruire. On a tenté d’exterminer un peuple. Le chaos semble avoir atteint un point de non-retour. Mais dans un sursaut, le monde reçoit à nouveau la liberté. Une loi est proclamée, une nouvelle déclaration de droits humains, universelle — c’est à dire valable pour tous les êtres humains. Même modèle dans les trois cas : chaos - libération - loi. Avec des éléments nouveaux soulignés face à de nouvelles menaces. Ici le refus du racisme, et le refus de l’oppression des femmes.
Les trois usages de la loi selon les Réformateurs Usage politique : la loi pour organiser la Cité dans la liberté (aspect final de la séance d’aujourd’hui). Usage pédagogique : la loi comme mesure du bien et du mal que nous sommes incapables de bien appliquer : de la sorte, la loi nous conduit à chercher notre justice en Christ, dans la grâce de Dieu, et non en nous-même. Usage normatif : la loi est une norme de comportement. (Nous verrons ces deux derniers usages dans les séances suivantes). __________________________________ « Je suis le Seigneur ton Dieu, « Ne suis-je pas un homme et un frère » « J’ai vu la misère de mon peuple et je l’ai entendu crier sous les coups » (Exode 3, 7)
Kt du 23 janvier - Semaine de l'Unité 2010Par Rolpoup :: lundi 18 janvier 2010 à 10:57 :: KT Ados
Semaine de prière
Samedi 23 janvier :
KT : rendez-vous au temple d'Antibes à 16 h 00.
Célébration oecuménique
Kt du 16 janvier - Semaine de l'Unité 2010Par Rolpoup :: dimanche 10 janvier 2010 à 8:47 :: KT Ados
Semaine de prière
Samedi 16 janvier :
KT : rendez-vous à l'église anglicane de Vence à 16 h 00.
Célébration oecuménique
Fêtes de NoëlPar Rolpoup :: mercredi 16 décembre 2009 à 9:53 :: KT Ados
À tous, un Joyeux Noël !
Dans nos temps de célébrations :
Arbre de Noël dimanche 20 décembre
Veillée de Noël jeudi 24 décembre
Culte de Noël vendredi 25 décembre
KT ados - Séance du 21 novembre 2009Par Rolpoup :: samedi 14 novembre 2009 à 13:25 :: KT Ados
IV ) 21 novembre 2005 — Création et Incarnation Image de Dieu et Principe de la Création Nous terminions la séance précédente (la Création et l’être humain) avec la figure du Fils de l’Homme : « Alors vous verrez le signe du Fils de l’Homme qui est dans les cieux » (Matthieu ch. 24, v. 30) — ce Fils de l’Homme qui est au fondement de la Création, comme projet de Dieu, dévoilé dans le Christ ressuscité. Nous voici en présence d’une révélation issue tu tombeau vide du « premier né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18) : Colossiens 1, 15-17 : 15 Le Christ est l’image visible du Dieu invisible. Il est le Fils premier-né, supérieur à tout ce qui a été créé. 16 Car c’est par lui que Dieu a tout créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, puissances spirituelles, dominations, autorités et pouvoirs. Dieu a tout créé par lui et pour lui. 17 Il existait avant toutes choses, et c’est par lui qu’elles sont toutes maintenues à leur place. Le Christ préexistant. Ces quelques versets donnent un témoignage éloquent de cette certitude issue du dimanche de Pâques. Le Ressuscité précède le monde, au point que le monde est fondé en lui, pour lui. Ce que dit aussi l’Évangile de Jean, en termes de Logos, parole à l’origine du monde qui rejoint les « Dieu dit » (et cela fut) qui scandent le premier chapitre de la Genèse. Tout a été créé en Lui, il est l’image de Dieu selon laquelle sont faits les êtres humains et de qui tout tire son être, dans les cieux et sur la terre. Révélation éblouissante issue tu tombeau vide du « premier né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18). Au commencement était la Parole
Jean 1, 1-4 1 Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu. 2 Il était donc avec Dieu au commencement. 3 Dieu a fait toutes choses par lui ; rien n’a été fait sans lui ; 4 ce qui a été fait avait la vie en lui. Cette vie était la lumière des hommes. Si le Ressuscité est l’aboutissement de la Création, le dévoilement du projet créateur ; en lui est donc manifesté ce projet-même, l’idée de la Création, énoncée dans la parole créatrice de Genèse 1 — rappelez-vous : « Dieu dit » (et cela fut)… En lui est dévoilé le mystère de cette Parole-même. Ce qui était opaque s’éclaire en lui : il est la lumière des origines. La lumière-même en laquelle nous avons été faits. C’est cela que nous célébrons à Noël, fête de l’Incarnation, fête de la lumière venant dans le monde. Le projet initial devenant le « Fils de l’Homme » en cet enfant qui trouvera son accomplissement au dimanche de Pâques — et qui nous donnera notre accomplissement au dimanche de Pâques. Incarnation, Création et entrée dans l’Histoire « La Parole a été faite chair ("est devenue un homme" selon la Bible en français courant), et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1, 14). C’est de ce verset que vient le terme « incarnation » : venu dans la chair. Celui qui est le Principe de la Création est devenu un être humain. Là commence, où recommence, l’Histoire. Là commence une Histoire nouvelle. Ce pourquoi l’Église a appris à dater l’Histoire de cette naissance.
Incarnation, Création et Création nouvelle Comparez le chapitre 1 de l’Évangile de Jean, et les chapitres 1 à 2 v. 7 de la Genèse — Création et nouvelle Création. — Repérez les mots : parole (dire), lumière, vie, homme (chair). — Repérez en quoi l’Évangile de Jean indique que « la Parole venue en chair » est le Principe de la Création. — Quelle est l’implication de ce qu’il entre lui-même dans la Création en devenant un être humain ? — Quelle est notre part dans ce projet (cf. Jean 1, 12) ?
En la Parole faite chair, devenue un être humain, se manifeste le projet de la Création, Parole, lumière et vie. C’est une Histoire en forme de sortie des ténèbres à laquelle sont appelés les êtres humains en vue de l’aboutissement du projet dévoilé dans le Ressuscité.
KT ados - Séance du 7 novembre 2009Par Rolpoup :: vendredi 23 octobre 2009 à 7:40 :: KT Ados
III ) 7 novembre 2009 — la Création et l’être humain
Être humain et Shabbat
— « Très bon » Genèse ch. 1, v. 31 : Dieu constata que tout ce qu’il avait fait était une très bonne chose. Le soir vint, puis le matin; ce fut la sixième journée.
— La grâce du repos en Dieu Genèse ch. 2, v. 1-3 : 1 Ainsi furent achevés le ciel, la terre et tout ce qu’ils contiennent. 2 Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail. 3 Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s’y reposa de tout son travail de Créateur.
— Homme et femme Genèse ch. 1, v. 26-28 : 26 Dieu dit enfin: "Faisons les êtres humains; qu’ils soient comme une image de nous, une image vraiment ressemblante ! […]" 27 Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même; il les créa homme et femme. 28 Puis il les bénit en leur disant: "Ayez des enfants, devenez nombreux, peuplez toute la terre et dominez-la […]"
— Loi et rencontre Genèse ch. 2, v. 18 & v. 21-24 : 18 Le Seigneur Dieu se dit: "Il n’est pas bon que l’être humain soit seul. Je vais le secourir en lui faisant une sorte de partenaire." 21 Alors le Seigneur Dieu fit tomber l’homme dans un profond sommeil. Il lui prit un côté et referma la chair à sa place. 22 Avec ce côté, le Seigneur fit une femme et la conduisit à l’homme. 23 En la voyant celui-ci s’écria: "Ah! Cette fois, voici quelqu’un qui est plus que tout autre du même sang que moi! On la nommera compagne de l’homme, car c’est de son compagnon qu’elle fut tirée." 24 C’est pourquoi l’homme quittera père et mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviendront tous deux un seul être.
Genèse ch. 12, v.1 : « Le Seigneur dit à Abram: "Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai. »
1 Corinthiens ch. 3, v.9 :
— Retour à Dieu Genèse ch. 2, v. 18 : « Il n’est pas bon que l’être humain soit seul. » Genèse ch. 2, v. 24 : « l’homme quittera père et mère pour […], et ils deviendront […] un seul être » Genèse ch. 12, v.1 : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va ».
— Temps de grâce 1 Corinthiens ch. 15, v. 24-28 : « 24 arrivera la fin: le Christ détruira toute autorité, tout pouvoir et toute puissance […], et il remettra le Royaume à Dieu le Père. […] 26 Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. […]° 28 […] afin que Dieu soit tout en tous.»
Genèse ch. 2, v. 3 : « Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s’y reposa ».
Luc ch. 4, v. 18-19 : 18 « L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a consacré pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les opprimés, 19 pour annoncer (l’an de grâce) l’année où le Seigneur manifestera sa faveur. » Le Fils de l’Homme Matthieu ch. 24, v. 30 : « Alors vous verrez le signe du Fils de l’Homme qui est dans les cieux »
Questions :
— Puis - le monde est fait - il dit : « Il n’est pas bon » (que l’homme soit seul). Bon ou pas bon ?
* — « Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail. Il fit de ce septième jour un jour béni » — Marc ch. 2, v.27 : « Le shabbath a été fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbath. » L’homme ou le shabbath achève la Création ? *
— « Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même; il les créa homme et femme. » (Genèse 1) — « Va vers où je te montrerai » (Genèse 12) — Zacharie 1:3 (1-2) : « revenez à moi, le Seigneur, et je reviendrai à vous, je vous le promets. » Y a-t-il image de Dieu en l’être humain tout seul ?
En résumé… Nous voilà avec un être humain qui couronne la Création qui se clôt par le repos. Et voilà un repos qui semble n’être pas encore atteint, en tout cas pour les êtres humains (Héb 4, 1 : « Dieu nous a laissé la promesse que nous pourrons entrer dans le repos qu’il nous a préparé »). En attendant, nous sommes en chemin. Un chemin où on quitte ce d’où on vient, pour aller à la rencontre — de ce qui est différent de nous, différent de ce d’où on vient : l’autre sexe, l’autre lieu, l’autre temps, celui qui est Autre (Dieu). Cette rencontre suppose un envoi — on n’y va pas spontanément : on a tendance à rester. Cet envoi est une parole de loi : quitte et va. Une loi en « quitte et va », qui se décline sous différents angles (ou commandements négatifs : ne pas — « tu ne resteras pas », et positifs — « tu iras »). Chaque accomplissement est un pas, un moment de coopération des hommes, sur la route du projet, donné comme grâce, de Dieu créant le monde. L’aboutissement est la rencontre du « Fils de l’Homme » où Dieu nous précède, Dieu rencontrant l’homme, l’homme à son image rencontrant Dieu — ce Fils de l’Homme qui est au fondement de la Création, comme projet de Dieu, dévoilé dans le Christ ressuscité. (Annexe : l’évolution humaine. Cf. par ex. : http://loic.hibon.free.fr/evolufrm.html ; http://www.inrp.fr/Acces/biotic/evolut/homme/html/lignhom.htm)
KT ados - Séance du 17 octobre 2009Par Rolpoup :: jeudi 08 octobre 2009 à 14:47 :: KT Ados
Pourquoi
* * * Le mal : présent dans la nature ? Genèse 1, 1-2 « 1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. 2 La terre était sans forme et vide, et l’obscurité couvrait l’océan primitif. »
Genèse 3, 1 « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. » * * * Le mal commis par des hommes
Genèse 4, 3-8 « 3 Au bout d’un certain temps, Caïn apporta des produits de la terre en offrande pour le Seigneur. 4 Abel, de son côté, apporta en sacrifice des agneaux premiers-nés de son troupeau, dont il offrit au Seigneur les meilleurs morceaux. Le Seigneur accueillit favorablement Abel et son offrande, 5 mais non pas Caïn et son offrande. Caïn en éprouva un profond dépit; il faisait triste mine. 6 Le Seigneur lui dit: "A quoi bon te fâcher et faire si triste mine? 7 Si tu réagis comme il faut, tu reprendras le dessus; sinon, le péché est comme un monstre tapi à ta porte. Il désire te dominer, mais c’est à toi d’en être le maître." 8 Cependant Caïn dit à son frère: "Sortons." Quand ils furent dehors, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. »
Genèse 6, 5-6 « 5 Le Seigneur vit que les hommes étaient de plus en plus malfaisants dans le monde, et que les penchants de leur cœur les portaient de façon constante et radicale vers le mal. 6 Il en fut attristé et regretta d’avoir fait des hommes sur la terre. » * * * Si Dieu, qui est bon, a créé toutes choses, et constaté que « cela était bon », d’où vient donc le mal ? En général, on répond : le mal est le résultat d’une « chute » originelle. Celle de l’homme ? — faisant un mauvais usage de sa liberté… Mais le serpent alors ? Ne vient-il pas avant ? Où l’on répond parfois par la chute de « Lucifer », un bon ange devenu mauvais, devenu alors le satan, ou le diable. (Ésaïe 14, 12 : « Comment est-ce possible ? Te voilà tombé du haut du ciel, toi l’astre brillant du matin ! » — en latin dans la traduction intitulée la Vulgate : « quomodo cecidisti de caelo lucifer ».)
Mais, que ce soit l’homme ou un ange,
Ces questions en posent d’autres : Qu’est-ce que le mal ? — Est-ce le mal que l’on fait, nous les êtres humains ? — le mal moral, donc. — Ou est-ce le mal qui n’a pas de cause morale, comme les tremblements de terre et les catastrophes naturelles, ou les morts accidentelles ou par maladie et leur cortège de souffrance ? Le point commun est la souffrance causée. Le mal « moral », c’est à dire quand on fait le mal, fait souffrir, tôt ou tard, soi ou son prochain. C’est l’affaire de Caïn et Abel. Cela atteint son comble dans les violences et crimes de guerre ou le terrorisme et les crimes contre l’humanité. C’est le fait des hommes. Mais le mal ne se limite pas à cela. Ainsi quel sens peut-on trouver, par exemple, à la souffrance des animaux ? * * * Où revient la question : et Dieu dans tout ça ? N’a t-il pas créé le monde bon ? Le tohu-bohu (mot hébreu passé dans le français) de Genèse 1 v. 2 (traduit par « sans forme et vide ») précède la venue de l’homme. Ainsi que des catastrophes naturelles causant, par exemple, la souffrance des animaux. Que ce soient des tremblements de terre, des chutes de météorites, etc. Tsimtsoum ! Un rabbin du XVIe siècle a tenté une explication pour expliquer ce mal incompréhensible que fut pour lui l’expulsion des juifs d’Espagne : le mal viendrait de l’absence de Dieu. Dieu, qui est partout, s’est en quelque sorte « rétracté », retiré, pour laisser un espace où le monde puisse prendre place — une contraction, en hébreu : « tsimtsoum ». En ce vide, où Dieu n’est pas, le monde peut prendre place, mais aussi le mal que Dieu seul pourrait empêcher !
Alors Jésus nous apprend à prier : « ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. » * * * Ainsi les êtres humains auraient pour tâche d’être comme des auxiliaires de Dieu pour faire réussir le monde. Et voilà Dieu "agacé" quand c’est l’inverse qui se produit : « Il en fut attristé et regretta d’avoir fait des hommes sur la terre », selon la Genèse, avant le déluge. * * * Alors il lance à nouveau son appel : tournez-vous vers moi, la source du bien, pour lutter contre le mal — par la mise en œuvre de la justice. Nous voilà appelés à ramener le monde à Dieu, à y semer des germes de bien, de bonté et de beauté — par nos prières et par nos actes. Dans nos prières où se préparent nos actes. C’est ce que nous allons faire au culte. « Oui, je vous avertis solennellement aujourd’hui, le ciel et la terre m’en sont témoins : je place devant vous la vie et la bénédiction d’une part, la mort et la malédiction d’autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. » (Deutéronome 30, 19) Cela ne fait pas disparaître le mal en un clin d’œil, on le sait bien, mais nous inscrit sur le chemin de la promesse de Dieu :
« Il supprimera la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes
sur tous les visages. »
(Ésaïe 25, 8)
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